Le 22 septembre 2026, une vidéo de Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères du Maroc, datant de 2018, a refait surface sur les réseaux sociaux. Dans cette vidéo, Bourita nie toute intention du Maroc de normaliser ses relations avec Israël. Il avait été interpellé par des journalistes sur des informations de la presse israélienne faisant état de discussions entre les deux pays.
À l'époque, Bourita avait accusé l'Algérie de faire cela "à longueur de journée", refusant de commenter des informations de presse tant qu'elles n'émanait pas officiellement du gouvernement israélien. Pourtant, les négociations n'étaient ni un mensonge ni une vue de l'esprit, encore moins une rumeur distillée par l'Algérie.
En 2020, le Maroc a rejoint les accords d'Abraham en contrepartie de la reconnaissance par les États-Unis de "la souveraineté marocaine" sur le Sahara occidental. Les accords de normalisation ont été signés le 10 décembre de la même année, solennellement, par un gouvernement dans lequel Nasser Bourita était toujours chef de la diplomatie.
De par sa fonction, Bourita s'est retrouvé aux avant-lignes de la défense de ce choix fait par son pays au détriment de la cause palestinienne. Mieux, six ans après la normalisation et huit ans après ses dénégations, le même Bourita est toujours en poste et défend éhontément le nouveau pas franchi par son pays.
Le 16 septembre 2026, à New-York, toujours sous l'égide des États-Unis, le Maroc et Israël ont conclu un accord pour relever leurs représentations diplomatiques réciproques au rang d'ambassades avec échange d'ambassadeurs. Cet accord illustre parfaitement la duplicité marocaine : dire une chose et faire son contraire.
Les nouvelles technologies permettent désormais de retrouver et de diffuser des informations et des déclarations anciennes, comme celle de Bourita en 2018. Cela montre que les propos tenus par les responsables politiques peuvent être utilisés pour évaluer leur crédibilité et leur cohérence au fil du temps.
L'attitude de Bourita suscite des réactions et des interrogations, notamment au sujet de la politique étrangère du Maroc et de ses relations avec l'Algérie et Israël. Les déclarations passées et présentes de Bourita sont scrutées pour comprendre les évolutions et les contradictions de la diplomatie marocaine.
Key points
- Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avait nié en 2018 toute volonté de normaliser les relations avec Israël.
- Le Maroc a rejoint les accords d'Abraham en 2020 et a signé les accords de normalisation avec Israël le 10 décembre de la même année.
- Le Maroc et Israël ont conclu un accord pour relever leurs représentations diplomatiques au rang d'ambassades le 16 septembre 2026.