Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, envisage de collaborer avec le Service national pour améliorer la formation et la réinsertion socioprofessionnelle des personnes condamnées. Cette initiative inclut également un appui à l’approvisionnement des établissements pénitentiaires. Le ministre a récemment discuté des perspectives de coopération avec le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.

Les discussions entre le ministre Ngefa et le lieutenant-général Kasongo Kabwik ont porté sur la formation professionnelle, l’apprentissage et les activités productives pour certaines catégories de détenus, dans le respect du cadre légal et des compétences de l’autorité judiciaire. Le ministre défend le concept d’une « prison-école », inspiré de l’expérience de Kanyama-Kasese, où le Service national encadre des jeunes dans divers domaines.

Le ministre Ngefa a demandé une évaluation du parcours des anciens détenus de la prison centrale de Makala déjà intégrés au Service national. Cette évaluation portera sur leur formation, leur participation aux activités productives et les résultats obtenus. Les enseignements tirés de cette évaluation contribueront à la mise en place d’un mécanisme plus structuré de réinsertion socioprofessionnelle.

Le Service national a des capacités agricoles et d’élevage importantes, avec environ 40 000 tonnes de maïs produites et plus de 10 000 têtes de bétail. Le lieutenant-général Kasongo Kabwik a annoncé l’acquisition d’une nouvelle ferme dans le Kongo central. Ces capacités pourraient améliorer l’approvisionnement alimentaire des établissements pénitentiaires.

Une étude technique, financière et juridique déterminera les modalités d’un éventuel approvisionnement des prisons par le Service national. Cette étude devra respecter les règles de la commande publique, la gestion des deniers publics et les exigences en matière de qualité et de traçabilité des produits.

La situation des « bâtisseurs » engagés dans les opérations d’assainissement à Kinshasa a également été évoquée. Environ 4 500 bâtisseurs participent à ces activités. Les échanges ont porté sur leur statut juridique, leurs conditions d’encadrement et les mécanismes de protection à mettre en place.

Le Service national a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les efforts du gouvernement dans la réforme pénitentiaire et la réinsertion, dans les limites de ses missions et compétences. Une réunion technique sera organisée pour définir les modalités concrètes de cette coopération et préparer une feuille de route commune.

Key points

  • Le ministre de la Justice envisage une collaboration avec le Service national pour améliorer la réinsertion socioprofessionnelle des détenus.

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.