Le baril de pétrole Brent a chuté sous les 100 dollars mercredi après la victoire sans appel des démocrates aux législatives américaines. Cette victoire est susceptible, selon les analystes, de limiter la marge de manœuvre de Donald Trump dans la guerre contre l’Iran. Les analystes estiment que le nouveau Congrès pourrait utiliser son influence sur les dépenses pour contester des financements militaires supplémentaires et accroître la pression en faveur d’une solution diplomatique avec l’Iran.
Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a déjà déclaré mercredi que la guerre en Iran devait cesser. Les prix du pétrole pourraient baisser durablement avec des négociations crédibles et des perspectives d’un transport maritime plus sûr dans le détroit d’Ormuz. Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, chutait de 8,98% à 94,30 dollars, à des plus bas depuis début septembre.
Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en décembre, tombait de 7,93% à 88,47 dollars. Le Brent a perdu près de 20% depuis sa clôture de vendredi, sous l’effet d’un regain d’optimisme sur les discussions diplomatiques, après plusieurs semaines de craintes d’escalade. Les prix du pétrole ont augmenté ces dernières semaines en raison des craintes d’une guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Donald Trump a tenté mardi de tempérer les spéculations sur une reprise des bombardements. Il a déclaré au Financial Times que les États-Unis obtenaient tout ce qu’ils voulaient dans les discussions avec les Iraniens. Le président américain a par ailleurs reconnu auprès du Wall Street Journal que la situation en Iran, et plus précisément la hausse des prix du pétrole, avait contribué aux mauvais résultats des républicains.
Le vice-président américain JD Vance a jugé mercredi que la guerre était la raison du passage du contrôle du Congrès dans le camp démocrate. Les analystes estiment que les deux parties restent loin d’un accord et que Donald Trump pourrait répondre par une escalade militaire supplémentaire. Les réserves commerciales de pétrole brut ont de nouveau diminué la semaine dernière, de 900.000 barils.
Les stocks de diesel sont au plus bas depuis 2003, selon les données publiées mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie. Le prix du gaz européen a lui aussi nettement reculé ces derniers jours. Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du marché, s’échangeait autour de 86 euros le mégawattheure, après avoir atteint 104,35 euros vendredi.
Le gouvernement allemand a assuré lundi que l’approvisionnement du pays en gaz restait sécurisé pour l’hiver à venir, malgré des niveaux de stockage nettement inférieurs aux objectifs réglementaires. Les prix du pétrole et du gaz ont baissé ces derniers jours en raison des espoirs de progrès diplomatiques et de la baisse des tensions entre les États-Unis et l’Iran.
Key points
- Les prix du pétrole chutent après la victoire des démocrates aux législatives américaines.
- Le baril de Brent est tombé sous les 100 dollars.
- Les analystes estiment que les prix du pétrole pourraient baisser durablement avec des négociations crédibles et des perspectives d’un transport maritime plus sûr dans le détroit d’Ormuz.