Un briefing a été organisé à Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour informer les jeunes ambassadeurs des droits sexuels et reproductifs sur les risques des grossesses non désirées et des avortements clandestins. Cette activité s'inscrit dans le cadre du microprojet « La jeunesse face aux droits sexuels et reproductifs ». Les participants ont été sensibilisés sur les conséquences de ces phénomènes sur la santé reproductive et le bien-être des jeunes.

Selon Annie Ngoie, présidente de l'Association congolaise pour la libération et le développement de la maman handicapée, les jeunes filles et garçons qui commencent précocement les rapports intimes ont parfois plusieurs partenaires et recourent aux rapports non protégés, ce qui les expose aux infections sexuellement transmissibles et aux grossesses non désirées. Elle a cité parmi les principales causes des grossesses non désirées le manque d'éducation sexuelle, les mariages précoces, la pauvreté, les violences sexuelles et l'accès restreint aux méthodes contraceptives.

Les grossesses non désirées peuvent entraîner l'abandon des études, la stigmatisation et le rejet familial, ainsi que la perpétuation de la précarité. Mme Ngoie a appelé les jeunes à adopter une sexualité responsable pour éviter ces conséquences. Elle a également souligné l'importance de l'éducation sexuelle pour prévenir les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles.

Ramazani Acha, co-formatrice, a indiqué que la peur du partenaire, des parents, de l'abandon des études ou encore des moqueries dans le milieu social pousse certaines jeunes filles enceintes à recourir aux avortements clandestins. Elle a conseillé aux jeunes filles de ne pas recourir à ces avortements clandestins qui peuvent mettre en danger leur vie. Les avortements pratiqués dans des conditions non médicalisées peuvent provoquer des complications graves, notamment des hémorragies.

Les participants ont été informés de l'existence de l'application « Nurse Nisa » qui permet d'obtenir des informations sur la contraception, l'avortement et les violences basées sur le genre. Ils ont également été orientés vers des centres d'excellence appuyés par Ipas, où ils peuvent bénéficier de services de planification familiale et, dans les conditions prévues, de services d'avortement sécurisé.

L'Association congolaise pour la libération et le développement de la maman handicapée est une organisation qui mène des actions en faveur des droits et de l'inclusion des personnes handicapées, notamment des femmes et des filles. Elle intervient dans la sensibilisation communautaire par rapport aux droits sexuels et reproductifs, la prévention des violences basées sur le genre et l'accès aux services essentiels.

Les jeunes ambassadeurs ont été invités à jouer un rôle actif dans la sensibilisation de leurs pairs sur les risques des grossesses non désirées et des avortements clandestins. Ils ont également été encouragés à promouvoir l'utilisation de l'application « Nurse Nisa » et à encourager les jeunes à recourir aux services de planification familiale et d'avortement sécurisé.

Key points

  • Les jeunes ambassadeurs des droits sexuels et reproductifs de RDC ont été informés sur les risques des grossesses non désirées et des avortements clandestins.
  • Les grossesses non désirées peuvent entraîner l'abandon des études, la stigmatisation et le rejet familial.
  • Les participants ont été informés de l'existence de l'application « Nurse Nisa » pour obtenir des informations sur la contraception et les violences basées sur le genre.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.