À la tribune des Nations unies, la ministre des Affaires étrangères du Gabon, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a plaidé pour une réforme de l'architecture financière internationale et du Conseil de sécurité de l'Onu. Elle a souligné la nécessité d'une gouvernance mondiale plus équitable et inclusive. Le Gabon souhaite une meilleure reconnaissance des services écosystémiques rendus par les pays forestiers, notamment en raison de sa couverture forestière et de son faible taux de déforestation.

La ministre a ciblé deux chantiers prioritaires : la réforme de l'architecture financière internationale et celle du Conseil de sécurité de l'Onu. Le Gabon estime que la restauration de la confiance passe par une architecture financière plus équitable, plus inclusive et mieux adaptée aux défis actuels. Cela concerne notamment le financement du développement et du climat. Le Gabon réclame un financement juste, adéquat, prévisible et durable pour les pays forestiers.

Le numérique constitue un autre terrain de revendication pour le Gabon. Face à la désinformation, à la cybercriminalité et aux atteintes à la vie privée, le Gabon assume sa volonté de réguler davantage le numérique et l'intelligence artificielle. Libreville défend un encadrement international plus efficace des technologies émergentes, avec l'objectif de préserver un espace numérique ouvert, sûr et respectueux des libertés.

La ministre a également salué la résolution sur la traite des esclaves africains et estimé que les Nations unies doivent solder les "dettes de l'histoire" et se réformer pour rester en phase avec les mutations du monde. Cette transformation passe notamment par le Conseil de sécurité, où le Gabon réclame une place permanente pour l'Afrique.

Pour le Gabon, il ne saurait y avoir de gouvernance mondiale légitime sans une participation équitable de l'Afrique aux prises de décisions qui engagent la paix et la sécurité internationales. La ministre a souligné l'importance de la réforme du Conseil de sécurité pour refléter les réalités actuelles du monde.

Le Gabon a également exprimé sa volonté de faire entendre les intérêts africains à l'Onu. La ministre a rappelé que le Gabon assume sa ligne diplomatique et entend défendre les intérêts de l'Afrique dans les instances internationales.

Le discours de la ministre a été salué par les organisations et les pays qui partagent les mêmes préoccupations. Le Gabon continue de défendre ses positions et ses intérêts dans les instances internationales, notamment à l'Onu.

Key points

  • Le Gabon plaide pour une réforme de l'architecture financière internationale.
  • Le Gabon réclame une place permanente pour l'Afrique au Conseil de sécurité de l'Onu.
  • Le Gabon souhaite une meilleure reconnaissance des services écosystémiques rendus par les pays forestiers.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.