Le camp de Struthof, situé en Alsace annexée par le Reich, est le seul camp de concentration nazi établi sur le territoire français. Ouvert en mai 1941, il est construit dans les Vosges, à proximité d'une carrière de granit destinée à fournir des matériaux pour les projets architecturaux de l'administration nazie. Le camp principal fonctionne jusqu'en septembre 1944, mais son réseau de 18 à 20 camps annexes continue ses activités meurtrières jusqu'en avril 1945.

Entre 1941 et 1945, quelque 50 000 déportés de 25 à 31 nationalités sont internés au camp de Struthof. Les détenus sont issus de diverses nationalités, notamment polonaise, russe, française, juive, tsigane, homosexuelle, résistante et opposante politique. Le camp est également un centre d'expérimentations médicales, où les médecins allemands gradés sont libres de torturer à loisir les internés.

Selon les estimations, 17 000 à 22 000 personnes trouvent la mort au camp de Struthof, soit un taux de mortalité d'environ 40%. Ce qui en fait, hors camps d'extermination, l'un des camps les plus meurtriers avec Mauthausen. Les détenus sont soumis à des conditions de vie inhumaines, avec des baraquements surpeuplés et des conditions d'hygiène déplorables.

En décembre 1944, Florimont Bonte, communiste et membre de la délégation de l'Assemblée consultative en Alsace, visite le camp de Struthof et témoigne des atrocités commises. Il décrit les chambres de torture, les chambres à gaz et la chambre crématoire, ainsi que les expérimentations médicales menées sur les détenus. Les détenus sont également soumis à des travaux forcés, avec des journées de travail de 5 heures du matin à une heure tardive du soir.

Les conditions de transport des détenus sont également atroces, avec des trains entiers de prisonniers qui arrivent au camp après des voyages de 15 jours dans des wagons à bestiaux complètement clos. Des dizaines de prisonniers meurent de maladie et de faim pendant le transport. Les rescapés doivent vivre dans des conditions inhumaines, avec des cadavres en putréfaction et des installations sanitaires déplorables.

Après la Libération, les Alliés découvrent l'ampleur des atrocités commises au camp de Struthof. Les responsables nazis sont jugés et condamnés pour leurs crimes. Le camp de Struthof est aujourd'hui un lieu de mémoire et un musée, qui témoigne de l'histoire de la Shoah et de la Résistance française.

Key points

  • Le camp de Struthof est le seul camp de concentration nazi établi sur le territoire français.
  • 17 000 à 22 000 personnes trouvent la mort au camp de Struthof.
  • Le camp de Struthof est également un centre d'expérimentations médicales, où les médecins allemands gradés sont libres de torturer à loisir les internés.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.