La République démocratique du Congo a franchi une étape importante dans le renforcement de la régulation de son secteur de l’électricité. L'Autorité de régulation du secteur de l'électricité et la Banque africaine de développement ont organisé un atelier à Kinshasa du 21 au 25 septembre 2026. Cet atelier visait à doter les parties prenantes d'outils pour transformer les réformes réglementaires en résultats concrets pour la population.

L'atelier a permis de présenter les résultats d'une étude tarifaire réalisée sur le périmètre de la Société nationale de l'électricité. Cette étude vise à doter le régulateur d'outils pour analyser les coûts réels du service, l'évolution de la demande et les revenus requis pour les opérateurs. L'étude préconise la mise en place progressive d'un cadre tarifaire lisible et équitable.

Selon Callixte Kambanda, responsable de la division des Politiques, de la régulation et des statistiques de l'énergie à la Banque africaine de développement, une régulation économique efficace est essentielle pour attirer les investissements et renforcer la viabilité du secteur. La Banque africaine de développement accompagne la RDC dans la mise en place des outils et des capacités nécessaires pour transformer les réformes réglementaires en résultats concrets.

Soraya Aziz-Moto, Directrice générale de l'Autorité de régulation du secteur de l'électricité, a déclaré que l'étude fournit des outils essentiels pour mieux comprendre les coûts du secteur et l'évolution de la demande. Elle a ajouté que cette étude contribuera à une régulation plus transparente et plus prévisible, tout en prenant en compte les besoins des consommateurs.

L'étude met en évidence la structure particulière de la clientèle de la Société nationale de l'électricité. La SNEL comptait près d'un million de clients facturés en 2024 et vend environ 10 000 gigawattheures d'électricité par an, en majorité en haute tension. La majeure partie de l'énergie reste concentrée sur un nombre restreint de grands consommateurs industriels raccordés en haute tension.

Cheikh Mohamed, responsable-pays de la Banque africaine de développement en RDC, a déclaré que les travaux engagés s'inscrivent dans une réflexion plus large sur la manière dont la RDC peut construire un secteur de l'électricité bien régulé et financièrement viable. Il a ajouté que cela permettra d'attirer les investissements nécessaires pour étendre l'accès à l'électricité sur l'ensemble du pays.

L'atelier a réuni des experts du ministère des Ressources hydrauliques et de l'Électricité, de l'Autorité de régulation du secteur de l'électricité, de la Société nationale d'électricité, des opérateurs privés ainsi que des institutions publiques. Les travaux ont porté sur trois réformes clés : l'étude du coût du service de l'électricité, l'harmonisation de la méthodologie tarifaire et le cadre réglementaire du raccordement au réseau électrique.

Key points

  • La RDC renforce la régulation de son secteur de l'électricité grâce à un atelier organisé avec la Banque africaine de développement.

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SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.