La République démocratique du Congo a enregistré 4114 violations graves contre les enfants dans les conflits armés en 2025, selon un rapport des Nations unies. Ce chiffre place la RDC au deuxième rang mondial, derrière Israël et le territoire palestinien occupé, où 12 445 violations ont été vérifiées. L'ONU a également confirmé 2560 violations au Nigeria, 2203 au Myanmar et 2195 en Somalie.

Les chiffres de l'ONU correspondent au nombre de violations vérifiées et non nécessairement au nombre d'enfants concernés, un même enfant pouvant subir plusieurs atteintes. À l'échelle mondiale, les Nations unies ont vérifié 38 558 violations et violations graves en 2025, touchant 24 174 enfants. Cela représente le niveau le plus élevé enregistré depuis la création du mandat de l'ONU sur les enfants et les conflits armés.

Les principales violations recensées sont les meurtres et atteintes à l'intégrité physique, les refus d'accès humanitaire, le recrutement ou l'utilisation d'enfants ainsi que les enlèvements. La représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Vanessa Frazier, dénonce une « impunité quasi totale » dans plusieurs zones de conflit.

Le rapport de l'ONU relève cependant certains progrès en RDC. Le gouvernement congolais a poursuivi la mise en œuvre du plan d'action conclu avec l'ONU en 2012 et adopté une politique nationale de l'enfant. Les autorités congolaises ont également veillé à traduire en justice des responsables de violations graves, notamment de violences sexuelles ainsi que du recrutement et de l'utilisation d'enfants.

La représentante spéciale appelle les États à criminaliser les violations graves contre les enfants, à renforcer les mécanismes permettant de poursuivre leurs auteurs et à soutenir durablement la réintégration des enfants autrefois associés aux forces ou groupes armés. Elle demande également aux parties aux conflits de protéger les écoles et les hôpitaux et de garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave.

Le rapport de l'ONU couvrant la période d'août 2025 à juillet 2026 souligne l'importance de la coopération entre les États et les organisations internationales pour lutter contre les violations graves contre les enfants. La mise en œuvre effective des plans d'action et des politiques nationales est également cruciale pour prévenir ces violations.

La RDC a fait des efforts pour mettre en œuvre les recommandations de l'ONU, mais des défis subsistent. La situation des enfants dans les zones de conflit reste préoccupante, et la communauté internationale doit continuer à soutenir les efforts du gouvernement congolais pour protéger les enfants et lutter contre les violations graves.

Key points

  • La RDC a enregistré 4114 violations graves contre les enfants en 2025.
  • L'ONU dénonce une « impunité quasi totale » dans plusieurs zones de conflit.
  • La représentante spéciale appelle les États à criminaliser les violations graves contre les enfants.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.