La ville de Conakry abrite depuis le 7 octobre 2026, la cérémonie d’ouverture de la Table ronde ministérielle de haut niveau sur le Protocole de Maputo. Cet événement stratégique rassemble des délégations et des représentants de nombreux pays d’Afrique francophone. L'objectif est d'intensifier les efforts autour de la ratification, de la domestication et de l’effectivité de ce texte fondamental pour les droits des femmes.
La rencontre est placée sous le signe du dialogue et de la coopération régionale, mettant en lumière le rôle central des autorités guinéennes dans l’impulsion des politiques en faveur du genre. Kadiatou Sow, Directrice du Centre ODAS, a prononcé le discours inaugural, soulignant l'importance de l'union régionale pour surmonter les défis persistants qui entravent l’épanouissement complet des femmes et des jeunes filles sur le continent.
Mme Aminata Kaba, Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités de la République de Guinée, a insisté sur l’engagement institutionnel de son pays à renforcer l’ancrage des politiques publiques en faveur des droits des femmes. Elle a rappelé que ces droits constituent une priorité absolue pour le développement et la souveraineté collective.
Mme Aminata Kaba a également procédé à la lecture officielle des recommandations issues des travaux préparatoires. Elle a mis l'accent sur l’accélération de la domestication et de l’harmonisation des législations nationales avec les dispositions du Protocole de Maputo, le renforcement des mécanismes de redevabilité et de protection juridique contre les violences basées sur le genre, ainsi que l’accroissement des investissements pour l’autonomisation économique des femmes et des filles.
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a rappelé que la mobilisation exceptionnelle de la Guinée témoigne de la détermination profonde et inébranlable de l’exécutif guinéen à porter haut et fort les idéaux de justice, d’égalité et de progrès social au service de l’Afrique. Il a réaffirmé que le développement du continent ne pourra se faire sans la pleine participation des femmes.
S.E Mme Ramatoulaye Njie Sallah, rapporteure spéciale de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur les droits des femmes en Afrique, a souligné l’importance de sa mission. Elle a veillé à ce que chaque contribution et engagement pris dans cet espace francophone soient consignés avec rigueur et fidélité pour des avancées concrètes et mesurables pour les femmes du continent.
En unissant leurs voix et leurs expertises à Conakry, les États d’Afrique francophone réaffirment que la protection et la promotion des droits des femmes constituent un levier incontournable de développement durable. Cela garantit que les promesses du Protocole de Maputo se traduisent enfin concrètement dans le quotidien de chaque citoyenne.
Key points
- La Guinée organise une table ronde ministérielle pour accélérer les droits des femmes en Afrique francophone.
- Les autorités guinéennes veulent impulser des politiques en faveur du genre.
- Le développement durable passe par la pleine participation des femmes.