La Force multinationale mixte (MNJTF), déployée dans le bassin du lac Tchad pour combattre les groupes terroristes Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), est confrontée à d’importantes difficultés de financement et de capacités opérationnelles. Selon des informations rapportées par The Guardian Nigeria, ces défis entravent l’efficacité de la force dans la région. La MNJTF regroupe plusieurs pays, dont le Nigeria, le Tchad, le Cameroun et le Bénin, mais le Niger a suspendu sa participation.

Le Nigeria, qui supporte une part importante de l’effort régional, a versé environ 209,08 millions de dollars à la MNJTF entre 2015 et 2021. Cependant, les contributions financières actuelles des autres pays participants restent difficiles à établir. L’Union européenne, principal partenaire extérieur de la force, a fourni 234,4 millions d’euros pour soutenir la logistique, la mobilité, les services médicaux, le renseignement et les équipements.

Le Royaume-Uni a également contribué à l’effort en mobilisant 5 millions de livres sterling, tandis que l’Union africaine a apporté 1 million de dollars en mai 2026. Malgré ces contributions, la MNJTF continue de faire face à des défis opérationnels. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) a relevé des déficits en moyens aériens et amphibies, en équipements de lutte contre les engins explosifs improvisés et les drones, ainsi qu’en équipements de combat et en moyens de communication.

L’UA a également souligné l’importance de ressources financières « prévisibles, flexibles et durables » pour permettre à la MNJTF de remplir efficacement sa mission. La situation sécuritaire dans le bassin du lac Tchad continue de se dégrader, avec une hausse des incidents sécuritaires de 80 % entre janvier 2024 et avril 2026. Cette recrudescence a entraîné de nouveaux déplacements de populations dans plusieurs pays riverains.

La MNJTF a été réactivée en 2015 pour lutter contre la menace terroriste dans la région. Cependant, la suspension de la participation du Niger est considérée comme une vulnérabilité pour la sécurité régionale. Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a souligné la nécessité d’une coopération régionale renforcée pour faire face à la menace terroriste.

Les difficultés financières et opérationnelles de la MNJTF ont des implications importantes pour la stabilité de la région. La communauté internationale est appelée à soutenir les efforts de la force pour lutter contre le terrorisme et assurer la sécurité des populations locales. La situation dans le bassin du lac Tchad reste préoccupante et nécessite une attention particulière de la part des autorités régionales et internationales.

La MNJTF poursuit ses opérations malgré les défis, mais la situation reste fragile. Les pays participants et les partenaires internationaux doivent trouver des solutions durables pour soutenir la force et assurer la stabilité de la région. La sécurité du bassin du lac Tchad est une priorité pour les autorités régionales et internationales.

Key points

  • La MNJTF fait face à des difficultés financières et opérationnelles importantes.
  • L’Union africaine et l’Union européenne sont des partenaires clés de la MNJTF.
  • La situation sécuritaire dans le bassin du lac Tchad continue de se dégrader.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.