La forêt du Congo joue un rôle crucial dans l'approvisionnement en eau de certaines zones agricoles africaines éloignées. Selon un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), cette forêt contribue à plus de 10% des précipitations reçues par certaines zones agricoles situées loin du bassin. Ce rapport, intitulé "Des forêts pour l'alimentation : nourrir les populations, préserver la planète", souligne l'importance des massifs forestiers dans la sécurité alimentaire.
La forêt du Congo recycle localement plus de 40% de son humidité, ce qui alimente la formation des nuages et peut être transportée par les vents vers d'autres territoires. Ce processus, appelé évapotranspiration, permet aux arbres d'absorber l'eau contenue dans les sols avant d'en restituer une partie dans l'atmosphère sous forme de vapeur. Cette humidité peut ensuite être transportée vers des régions éloignées, contribuant ainsi aux pluies reçues par les populations et les exploitations agricoles.
La circulation de l'humidité crée une dépendance qui dépasse les frontières nationales. À l'échelle mondiale, les zones agricoles de 155 pays dépendent de forêts situées dans d'autres pays pour une part pouvant atteindre 40% de leurs précipitations annuelles. Cette constatation est importante pour l'agriculture pluviale, qui dépend directement de la régularité des précipitations. La préservation de la forêt du Congo ne concerne donc pas seulement la biodiversité, le stockage du carbone ou les populations vivant à proximité immédiate du massif.
Les forêts contribuent également à réguler la quantité, la qualité et le calendrier de disponibilité de l'eau. Elles soutiennent l'approvisionnement en eau douce, limitent les effets des inondations et des sécheresses et favorisent la filtration de l'eau. Cependant, la FAO estime que ces services rendus à l'agriculture et aux populations demeurent sous-évalués et insuffisamment surveillés dans les politiques publiques.
Le rapport de la FAO ne précise pas quelles zones agricoles africaines reçoivent plus de 10% de leurs pluies grâce à la forêt du Congo. Il ne chiffre pas non plus l'effet qu'une réduction de la couverture forestière aurait sur leurs précipitations ou leurs récoltes. Les données concernent l'ensemble de la forêt du Congo, qui s'étend sur plusieurs pays, et ne peuvent donc pas être attribuées à la seule République démocratique du Congo.
La préservation de la forêt du Congo est cruciale pour les populations qui en dépendent. Les communautés locales dépendent de la forêt pour leur subsistance, leur santé et leur bien-être. La perte de la forêt aurait des conséquences importantes pour ces populations, notamment en termes de sécurité alimentaire et d'accès à l'eau potable.
La communauté internationale doit prendre en compte l'importance de la forêt du Congo dans la sécurité alimentaire et l'approvisionnement en eau des populations. Les décideurs politiques doivent intégrer les services rendus par les forêts dans les politiques publiques et prendre des mesures pour préserver ces écosystèmes essentiels.
Key points
- La forêt du Congo contribue à plus de 10% des précipitations reçues par certaines zones agricoles africaines éloignées.
- La forêt du Congo recycle localement plus de 40% de son humidité, ce qui alimente la formation des nuages et peut être transportée par les vents vers d'autres territoires.
- La préservation de la forêt du Congo est cruciale pour les populations qui en dépendent, notamment en termes de sécurité alimentaire et d'accès à l'eau potable.