La Banque mondiale a publié son rapport Commodity Markets Outlook, présentant ses perspectives pour les marchés des matières premières. Selon le rapport, la production mondiale de pétrole devrait reculer de 5,5 millions de barils par jour en 2026, soit 5,2 %. Cette contraction serait la plus importante depuis plus de quatre décennies, hors récession mondiale de 2020. Les hausses de production attendues aux États-Unis, au Canada et en Amérique latine ne compenseraient qu’une partie des pertes enregistrées au Moyen-Orient.
La Banque mondiale prévoit que la production mondiale de pétrole atteindra 106 millions de barils par jour en 2027, ramenant le marché à un excédent substantiel au deuxième trimestre. Les exportations de brut depuis la région du Golfe devraient progresser graduellement en 2027. La reprise des produits raffinés sera plus lente, les raffineries devant retrouver leurs niveaux d’activité d’avant le conflit vers le milieu de l’année. La demande devrait progresser d’environ 2 % l’année prochaine, portée par la reprise des activités fortement consommatrices de pétrole.
Les prix moyens des produits alimentaires de base devraient augmenter de 10 % en 2026, puis de 7 % en 2027. Le phénomène El Niño pourrait affecter les récoltes et réduire les disponibilités de plusieurs produits agricoles. Les céréales devraient enregistrer une hausse de 9 % en 2027, en raison notamment des difficultés de production du riz en Asie et du blé à l’échelle mondiale. L’huile de palme est également concernée, avec une prévision de prix relevée de 15 % en raison de conditions de sécheresse inhabituelles en Indonésie.
L’indice des prix des métaux et des minéraux de la Banque mondiale devrait progresser de 25 % en 2026, atteignant un nouveau record. L’aluminium, le cuivre et l’étain devraient bénéficier des contraintes d’offre et des investissements dans la transition énergétique et les technologies de pointe. Les métaux précieux devraient afficher une hausse moyenne de 40 % en 2026. Les tensions géopolitiques alimentent la demande de diversification des placements, plaçant l’or et l’argent sur une trajectoire de records annuels.
Selon Bhim Sunnassee, président de la Petrol Retailers Association, il est difficile de dire si les projections de la Banque mondiale pour 2027 vont influer favorablement sur les prix à Maurice. Maurice s’approvisionne avec l’Inde en produits pétroliers, mais n’a pas de visibilité sur les cours. Les prix dépendront de plusieurs facteurs internationaux, notamment les tensions géopolitiques, les contraintes d’approvisionnement et les aléas climatiques.
La Banque mondiale anticipe un recul global de 7 % des prix des matières premières en 2027. Le Brent pourrait redescendre à 79 dollars le baril, tandis que les prix alimentaires poursuivraient leur hausse, à hauteur de 7 %. Malgré cette détente attendue, les prévisions pour 2027 ont été révisées à la hausse depuis avril, de 14 % pour l’énergie. Les prix de l’énergie devraient augmenter de 32 % en 2026, avant de reculer de 12 % en 2027.
Les marchés mondiaux des matières premières subissent des pressions simultanées, entre conflits géopolitiques, risques climatiques et contraintes d’approvisionnement. Selon le rapport Commodity Markets Outlook de la Banque mondiale, les prix devraient augmenter de 23 % en 2026, atteignant leur deuxième niveau le plus élevé depuis 2013. L’énergie constitue le principal moteur de cette évolution, avec une hausse prévue de 32 %.
Key points
- La production mondiale de pétrole devrait atteindre 106 millions de barils par jour en 2027.
- Les prix alimentaires devraient progresser de 10 % en 2026, puis de 7 % en 2027.
- L’indice des prix des métaux et des minéraux de la Banque mondiale devrait progresser de 25 % en 2026.