La Banque mondiale a publié récemment un rapport intitulé «L’éveil urbain de l’Afrique subsaharienne : Catalyser la croissance économique et la création d’emplois». Selon l'institution, la région accueillera 748 millions de citadins supplémentaires entre 2025 et 2050. Cette évolution représente une occasion importante de stimuler la productivité et d'offrir de meilleures perspectives à une population active jeune et en pleine croissance.

Le rapport souligne que les villes peuvent devenir de puissants moteurs de développement. Elles concentrent les entreprises, les marchés et les infrastructures, tout en offrant généralement de meilleures possibilités économiques que les zones rurales. Cependant, sans planification, l'expansion urbaine risque d'accentuer les difficultés de logement, de mobilité et d'accès aux services essentiels.

Pour transformer ce potentiel en résultats concrets, la Banque mondiale recommande de concentrer les investissements sur les infrastructures, les transports et les logements abordables, notamment à proximité des bassins d'emploi. Elle insiste également sur l'anticipation de l'expansion des périphéries urbaines et la réservation d'espaces destinés aux équipements collectifs.

Le rapport met particulièrement en avant les quelque 15.000 villes intermédiaires de 5.000 à 50.000 habitants que compte la région. Situées notamment le long des corridors de transport ou à proximité de marchés dynamiques, ces localités pourraient devenir de nouveaux pôles économiques.

Cette réflexion interpelle directement le Mali, où l'expansion de Bamako et le développement des villes régionales posent la question de leur capacité à accueillir des activités productives et à générer des emplois. Les villes de Sikasso, Ségou, Kayes, Koulikoro, Mopti et Koutiala disposent notamment d'atouts dans l'agriculture, le commerce, l'artisanat et la transformation agroalimentaire.

Pour la Banque mondiale, les décisions prises aujourd'hui façonneront les villes africaines des prochaines décennies. L'enjeu dépasse donc la construction de nouveaux quartiers : il s'agit de bâtir des villes capables de produire des richesses, de soutenir les entreprises et d'offrir des emplois décents à une jeunesse toujours plus nombreuse.

Le Mali est conscient de ces enjeux et prend des mesures pour améliorer son infrastructure. Récemment, un convoi record de 1107 camions-citernes est arrivé à Bamako pour renforcer les stocks de carburant. De plus, la compagnie Dr Kouloumégué Dembélé a rencontré les différents acteurs de la filière cotonnière pour recueillir leurs préoccupations et examiner les pistes d’amélioration.

Key points

  • La Banque mondiale recommande des investissements dans les infrastructures, les transports et les logements abordables.
  • Le Mali doit bâtir des villes capables de produire des richesses et d'offrir des emplois décents.
  • Les villes intermédiaires du Mali, comme Sikasso et Ségou, disposent d'atouts pour devenir de nouveaux pôles économiques.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.