La Banque centrale du Congo (BCC) a organisé une réunion à Kinshasa les 23 et 24 septembre pour discuter de la modernisation de la production des statistiques macroéconomiques. L'objectif est de mieux mesurer l'économie congolaise pour éclairer plus efficacement la décision. Les participants, issus notamment des ministères du Plan, des Finances et du Budget, de l'Institut national de la statistique et de la Direction générale des douanes et accises, ont identifié les principaux défis à relever.

La BCC souhaite moderniser en profondeur la production des statistiques macroéconomiques pour disposer d'informations économiques fiables, cohérentes et disponibles dans des délais compatibles avec les besoins de décision. Les questions clés incluent la fiabilité des données, la réduction des délais, l'harmonisation entre administrations, l'automatisation des échanges et l'accès du public. Le Directeur général de la BCC en charge de la Politique monétaire a souligné que "l'on ne peut piloter efficacement une économie sans mesurer avec précision ses agrégats".

Les travaux ont porté sur les quatre grands ensembles de la comptabilité macroéconomique : le secteur réel, les relations extérieures, les statistiques monétaires et financières ainsi que les finances publiques. Les participants ont examiné les différentes séries statistiques et ont identifié les insuffisances et les possibilités de modernisation. La cohérence entre les différents indicateurs est indispensable pour permettre aux institutions de disposer d'une lecture commune de l'économie nationale.

La fiabilité, la rapidité et la cohérence des données sont des exigences clés pour la BCC. La fiabilité dépend notamment de la qualité des sources et des méthodes utilisées. La disponibilité en temps opportun renvoie aux délais de production et de transmission. La pertinence suppose que les données répondent effectivement aux besoins des utilisateurs. La cohérence exige que chaque indicateur soit considéré comme une composante d'un ensemble plus large.

La modernisation envisagée concerne également la circulation de l'information entre les administrations. L'automatisation des échanges de données est une piste avancée pour réduire progressivement la dépendance aux transmissions manuelles de fichiers. Cette évolution pourrait contribuer à réduire les délais et à limiter certaines erreurs de manipulation. Cependant, la technologie ne saurait résoudre les difficultés à elle seule et doit s'accompagner d'une harmonisation des définitions et des formats.

La modernisation de la banque de données macroéconomiques est une autre priorité. Il s'agit de mieux documenter les séries statistiques : définition des indicateurs, sources, unités de mesure, périodicité, méthodologie et dates de mise à jour. La valeur d'une statistique dépend aussi de la capacité de ses utilisateurs à comprendre précisément ce qu'elle mesure et dans quelles conditions elle a été produite.

La BCC prévoit de développer un portail de données macroéconomiques pour rendre l'information économique plus accessible, compréhensible, documentée, comparable et exploitable. Les utilisateurs pourront ainsi accéder plus facilement aux séries disponibles et à leur documentation. Cette ouverture répond à un impératif de transparence et de responsabilité. La réussite de cette transformation dépendra de la capacité des institutions concernées à travailler selon des standards communs.

Key points

  • La Banque centrale du Congo souhaite moderniser la production des statistiques macroéconomiques pour disposer d'informations économiques fiables et cohérentes.
  • La BCC prévoit de développer un portail de données macroéconomiques pour rendre l'information économique plus accessible.
  • L'automatisation des échanges de données est une piste avancée pour réduire les délais et les erreurs de manipulation.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.