Vienne, Autriche, 1 Octobre 2026 — Plus de 50 représentants de pays africains et d’institutions de financement du développement étaient réunis la semaine dernière à Vienne pour renforcer les systèmes de gestion des risques environnementaux et sociaux dans les projets de développement. Cette réunion se déroulait dans le cadre d’une initiative de renforcement des capacités menée par le Groupe de la Banque africaine de développement et le Fonds de l’OPEP pour le développement international.
L’atelier de trois jours, organisé par l’institution panafricaine, le Fonds de l’OPEP (OFID) et la Commission néerlandaise pour l’évaluation environnementale (NCEA), a marqué la seconde phase de l’initiative de renforcement des capacités environnementales et sociales (E&S) de la Banque et de l’OFID, lancée en juin 2025 à Vienne (Autriche). De hauts responsables des autorités de régulation africaines ont participé à l’atelier, notamment ceux du Tchad, des Comores, de la RDC, du Kenya, de Madagascar, du Niger, du Sénégal et de l’Ouganda.
Étaient également présents des représentants d’institutions internationales telles que la Banque mondiale, la Banque islamique de développement, la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, la BERD, la BADEA, le Fonds saoudien pour le développement, le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement, le Fonds arabe pour le développement économique et social, le Private Infrastructure Development Group et l’UNESCO. Les cabinets de conseil en environnement Alpage et Ramboll étaient aussi représentés.
Lors de tables rondes et de présentations d’études de cas, les participants ont examiné plusieurs questions, notamment l’acquisition de terres et la réinstallation, la biodiversité, l’inclusion sociale, les violences sexistes et l’exploitation sexuelle, les abus et le harcèlement, le patrimoine culturel, ainsi que la santé et la sécurité au travail et au sein des communautés. Ils ont également étudié différentes approches en matière de financement et de suivi des plans de gestion environnementale et sociale.
Le vice-président du Fonds de l’OPEP chargé de la stratégie, Musab Alomar, a souligné que les mesures de sauvegarde environnementales et sociales ne constituent pas un élément accessoire du développement, mais font partie intégrante d’un développement plus durable, plus inclusif et plus équitable. Il a ajouté que veiller à ce que les projets financés respectent des normes environnementales et sociales rigoureuses est une responsabilité partagée et une pierre angulaire d’un développement efficace.
La prochaine phase de l’initiative devrait inclure des formations sur mesure au niveau national, conçues pour répondre aux défis spécifiques à chaque pays et renforcer davantage les systèmes de sauvegarde environnementale et sociale comme fondements d’une mise en œuvre durable des projets. Le partenariat entre la Banque africaine de développement, le Fonds de l’OPEP et les Pays-Bas offre aux pays des opportunités concrètes d’échanger leurs expériences et de renforcer leurs capacités nationales.
Selon Maman-Sani Issa, directeur des sauvegardes environnementales et sociales et de la conformité du Groupe de la Banque, l’objectif est de doter les pays membres régionaux des connaissances et des compétences pratiques nécessaires pour intégrer les considérations environnementales et sociales dans la conception et la mise en œuvre des projets.
Key points
- La Banque africaine de développement, le Fonds de l’OPEP et les Pays-Bas renforcent leur collaboration pour améliorer les sauvegardes environnementales et sociales dans les projets de développement en Afrique.