La 6e édition des Prix littéraires FABA a eu lieu le 27 septembre, avec la participation de plusieurs auteurs et universitaires. Les prix ont été attribués à quatre ouvrages en arabe et en français, choisis pour leur qualité et leur diversité. Le jury, présidé par Mme Samia Kassab-Charfi, a sélectionné les ouvrages en fonction de critères tels que la stylistique, la narration et le talent d'écriture. Cette édition a mis en lumière la création littéraire tunisienne, qui explore de nouvelles formes et interroge l'histoire, la société et la condition humaine.
Les ouvrages primés ont été choisis parmi une sélection de livres en arabe et en français. En arabe, les prix ont été attribués à Adel Kedher, Mabrouk Mannai et Samia Dridi pour leurs romans et nouvelles. En français, les prix ont été attribués à Thouraya Belkahia, Hind Soudani et Raouf Medelgi pour leurs livres. Le jury a souligné l'impartialité des résultats et l'objectivité de l'évaluation des œuvres en lice. La présidente du jury a indiqué que les critères de sélection visaient à faire émerger les meilleurs livres sur les plans stylistique et narratif.
Le prix a été attribué en ex aequo à "Comidiaalajanaez" (Comédie des funérailles) de Sofien Rejab et "Al kilada al roussia" (Le collier russe) de Mohamed Issa Almouaddab, tous deux publiés aux Éditions Meskiliani. Sofien Rejab a indiqué que son livre était un roman polyphonique où se croisent des voix et des visions. Mohamed Issa Almouaddab a expliqué que son livre s'inspirait d'un événement historique datant du XXe siècle et racontait les épreuves subies par les protagonistes.
Aymen Dabboussi a pris part à la shortlist avec son quatrième livre "Holm al halazoun" (Le rêve de l'escargot) publié chez Cérès. L'auteur l'a présenté comme "une fantaisie politique". Le récit suit Nour et Malek qui vivent sous une dictature futuriste gérée par les algorithmes. Le jury a salué "un roman à thèse qui reprend le mythe de l'androgyne de Platon" avec pour thème essentiel "le rêve d'inséparation qui abolit ces différences qui constituent l'autre".
Dans la catégorie des ouvrages en français, le Prix Faba a été attribué à Soufiane Ben Farhat pour "Abba Abba – La pierre de convoitise", publié aux Éditions Arcadia, et Zouhaïr Ben Amor pour "La Maison qui parle", paru chez Contraste Éditions. Soufiane Ben Farhat a présenté son livre comme un "roman impressionniste". Le jury a salué un polar qui "entre dans l'intimité des Tunisiens" et qui "contribue à montrer le village berbère de Takrouna autrement que dans les cours d'histoire".
Le jury a également apprécié la beauté des descriptions du quartier "peint comme un vrai village" ainsi que la poétique des relations les personnages et la valorisation du lieu. Samia Kassab-Charfi a présenté le livre comme un retour à l'histoire, avec une cartographie artistique et culturelle qui montre à quel point cette terre est inspirante. Les membres du jury ont insisté sur la difficulté du choix pour élire les lauréats, car "départager des livres aussi singuliers n'est jamais chose aisée".
La 6e édition des Prix littéraires FABA perpétue ainsi la foi profonde dans la culture portée par feu Abdelwaheb Ben Ayed. À travers la fondation, cet engagement se poursuit en encourageant le potentiel créatif des auteurs et en célébrant la richesse et la diversité de leurs écrits. Les œuvres primées, et même d'autres qui n'ont pas atteint la finale, méritent d'être lues, discutées et défendues.
Key points
- Les Prix littéraires FABA récompensent quatre ouvrages en arabe et en français pour leur qualité et leur diversité.
- Le jury a sélectionné les ouvrages en fonction de critères tels que la stylistique, la narration et le talent d'écriture.
- La 6e édition des Prix littéraires FABA célèbre la création littéraire tunisienne, qui explore de nouvelles formes et interroge l'histoire, la société et la condition humaine.