L'ancien ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Léonard She Okitundu, a récemment défendu la voie diplomatique pour résoudre la crise causée par les rebelles du M23 dans l'est de la RDC. Selon lui, la situation est un double problème, juridique et politique, car l'action du M23 viole l'article 52 de la Constitution congolaise et participe à l'agression de la RDC par le Rwanda.

Léonard She Okitundu a souligné que la question du M23 reste une grande difficulté pour la RDC, avec deux provinces importantes sous occupation. Il a rappelé que la guerre est une option qui peut avoir des conséquences imprévisibles et a donc privilégié la voie politique et diplomatique. La RDC est un pays agressé et le dossier est désormais à l'agenda du Conseil de sécurité, qui a adopté la résolution 2773.

La difficulté réside désormais dans l'application de ces résolutions, qui sont des décisions contraignantes de l'organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Léonard She Okitundu a souvent plaidé pour la mise en place d'une instance capable d'en assurer l'exécution. Il existe aujourd'hui un consensus interne et international autour de la solution diplomatique.

Léonard She Okitundu a affirmé que le Conseil de sécurité dispose de moyens efficaces pour contraindre Kigali à retirer ses troupes du territoire congolais, même en l'absence d'un organe d'exécution. Il a souligné que les membres permanents du Conseil de sécurité doivent faire appliquer leurs propres résolutions et apporter un appui conséquent aux efforts diplomatiques.

La situation dans l'est de la RDC reste préoccupante, avec des affrontements entre les rebelles du M23 et les forces congolaises. La communauté internationale suit de près la situation et a appelé au respect de la résolution 2773. Kinshasa souhaite également un rôle renforcé de la MONUSCO dans le processus de désarmement des FDLR.

Léonard She Okitundu a également critiqué ceux qui prétendent être des patriotes congolais tout en s'alliant à un pays étranger pour occuper le territoire national. Il a rappelé que la RDC est un pays agressé et que le Conseil de sécurité doit prendre des mesures pour faire respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays.

La conférence sur la situation sécuritaire entre la RDC et le Rwanda est prévue pour octobre, afin de revoir l'application des engagements sécuritaires. La situation humanitaire dans l'est de la RDC reste également préoccupante, avec des milliers de déplacés et des victimes de violences.

Key points

  • Le Conseil de sécurité de l'ONU doit faire appliquer ses résolutions concernant le retrait des troupes rwandaises de RDC.
  • La voie diplomatique est privilégiée pour résoudre la crise causée par les rebelles du M23 dans l'est de la RDC.
  • La situation humanitaire dans l'est de la RDC reste préoccupante, avec des milliers de déplacés et des victimes de violences.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.