L'intercentrale syndicale de l'éducation en Guinée a tenu une conférence de presse lundi 21 septembre 2026 pour dénoncer le non-respect du protocole d'accord signé avec le gouvernement en janvier 2026. Les syndicats, notamment la Fédération syndicale des professionnels de l'éducation (FSPE), le Syndicat national de l'éducation (SNE) et le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), estiment que les conditions ne sont pas réunies pour une rentrée scolaire apaisée.

La secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, a mis en garde les autorités contre les conséquences d'un éventuel non-respect du protocole d'accord. Elle a déclaré que les écoles seront fermées si les engagements pris ne sont pas respectés. Les syndicats dénoncent notamment la situation des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry, qui n'ont pas encore été régularisés.

Le protocole d'accord signé en janvier 2026 prévoyait la participation des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry à un test en pratique de classe, avec une priorité pour leur engagement. Cependant, les syndicats estiment que cette mesure n'a pas été mise en œuvre. Kadiatou Bah a souligné que les intéressés devraient se préparer pour les prochains concours en pratique de classe.

L'annonce de l'ouverture des inscriptions au recrutement de 9 000 enseignants a surpris les responsables syndicaux. Ils estiment que cette démarche intervient alors que la situation des contractuels concernés n'est pas encore réglée. Les syndicats s'interrogent également sur la répartition des postes annoncés par le gouvernement.

Kadiatou Bah a demandé aux autorités de clarifier la situation et a prévenu que les syndicats ne comptent pas accepter un processus qu'ils considéreraient comme contraire aux engagements pris. Les syndicats appellent les enseignants à se mobiliser pour obtenir l'application des engagements pris par les autorités.

La situation des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry constitue l'un des principaux points soulevés par les syndicats. Selon Kadiatou Bah, il y a plus de 2 000 enseignants contractuels qui attendent leur régularisation. Les syndicats estiment que le gouvernement doit prendre des mesures pour régler cette situation.

Les syndicats guinéens de l'éducation maintiennent leur pression sur le gouvernement pour que leurs revendications soient satisfaites. Ils estiment que la rentrée scolaire ne pourra pas être apaisée si les engagements pris ne sont pas respectés. Le gouvernement doit prendre des mesures pour régler la situation des enseignants contractuels et clarifier la répartition des postes de recrutement.

Key points

  • Les syndicats de l'éducation guinéens menacent de fermer les écoles si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
  • La situation des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry est l'un des principaux points soulevés par les syndicats.
  • Le gouvernement guinéen a annoncé le recrutement de 9 000 enseignants, mais les syndicats estiment que cette mesure ne répond pas aux engagements pris.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.