Le commandant des forces égyptiennes de gardes-frontières, le général de division d'état-major Osama Abdel Hamid Dawood, a affirmé que l'Egypte avait réussi, depuis 2016, à mettre « complètement fin aux départs irréguliers depuis ses côtes ». Cette déclaration a été faite lors d'un entretien avec la chaîne saoudienne Al-Arabiya diffusé vendredi 18 septembre. Le général Dawood a souligné que les tentatives d'infiltration qui sont interceptées font l'objet de mesures légales conformément aux procédures en vigueur.

Le général Dawood a accordé une attention particulière à la frontière orientale, en raison de la situation à Gaza. Les forces armées y ont récemment mis en place plusieurs mesures et infrastructures techniques et militaires pour renforcer la surveillance et le contrôle. Selon lui, les efforts menés ces dernières années dans le nord du Sinaï contre le terrorisme ont mis fin à la contrebande d'armes et de munitions, des opérations qui « n'existent plus du tout ».

Le dispositif vise aussi le trafic de stupéfiants et les tentatives d'infiltration. Il a également fait état d'une coordination permanente avec l'Arabie saoudite pour sécuriser les frontières communes, le golfe d'Aqaba et son prolongement vers le sud de la mer Rouge. Des réunions régulières entre les forces de gardes-frontières des deux pays permettent d'échanger des informations et de coordonner les mesures de sécurisation face à l'évolution rapide de la situation dans la région.

Concernant les frontières occidentale et méridionale, le général a souligné les difficultés liées à la géographie et à l'instabilité de certains pays voisins, ainsi qu'à l'absence, dans certaines zones, de forces équivalentes du côté voisin. Les conditions économiques et l'instabilité de ces pays peuvent favoriser les tentatives d'infiltration et de migration clandestine. Les forces égyptiennes ont donc renforcé leurs patrouilles et adopté des plans de sécurisation qu'il a qualifiés de « non conventionnels ».

Les zones désertiques, les changements climatiques et les tempêtes de sable compliquent encore les opérations. Il a aussi évoqué la lutte contre l'exploitation illégale de l'or dans le sud et l'est du pays. Menées en coordination avec les forces aériennes, la zone militaire Sud, les services de renseignement et le ministère de l'Intérieur, d'importantes opérations ont été conduites contre ces activités.

L'exploitation clandestine de l'or est devenue un facteur d'attraction pour certains individus impliqués dans des activités illégales. Dans certains cas, ceux-ci ont eu recours à des armes légères. Des patrouilles et des opérations de grande ampleur ont permis d'interpeller plusieurs personnes et d'engager les procédures judiciaires nécessaires. Ces opérations ont, selon les gardes-frontières, contribué à rétablir la stabilité dans les zones concernées et à créer un environnement plus sûr pour les entreprises nationales.

La longueur totale des frontières égyptiennes dépasse 5 585 kilomètres, dont environ 3 000 kilomètres de côtes sur la Méditerranée et la mer Rouge et quelque 2 590 kilomètres de frontières terrestres. La surveillance repose désormais sur des systèmes modernes de reconnaissance, de surveillance et d'alerte fonctionnant jour et nuit, des drones, des patrouilles fixes et mobiles, des moyens dits « non conventionnels » et des chiens spécialisés déployés aux postes-frontières pour détecter les produits de contrebande.

Key points

  • L'Egypte a mis fin aux départs irréguliers depuis ses côtes depuis 2016.
  • Les efforts de l'Egypte pour sécuriser ses frontières ont permis de mettre fin à la contrebande d'armes et de munitions.
  • La coopération avec les pays voisins, notamment l'Arabie saoudite, est essentielle pour la sécurisation des frontières égyptiennes.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.