La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a récemment déclaré que l'économie mondiale est confrontée à de nombreux risques. Selon elle, l'inflation persistante, la hausse du coût de la dette et les investissements dans l'intelligence artificielle (IA) sont autant de facteurs qui pourraient avoir un impact sur la stabilité économique mondiale. Cependant, Georgieva a également souligné que l'économie mondiale a fait preuve d'une résilience supérieure aux craintes de nombreux experts.
L'inflation persistante est l'un des principaux risques auxquels est confrontée l'économie mondiale. Georgieva a estimé que l'inflation ne devrait pas se résorber de sitôt, ce qui oblige de nombreuses banques centrales à resserrer leur politique monétaire. Cette situation pourrait avoir des conséquences sur les coûts et le remboursement de la dette, qui pourraient devenir plus difficiles. Les banques centrales devront donc prendre des mesures pour stabiliser les prix et contrôler l'inflation.
Les cours mondiaux du pétrole brut ont atteint leur plus bas niveau depuis plus d'une semaine. Les opérateurs fondent leurs espoirs sur des avancées diplomatiques en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, ce qui contribue à atténuer progressivement les primes de risque géopolitique sur le marché. Par ailleurs, les signes d'une reprise encourageante des exportations saoudiennes ont également accentué la pression à la baisse sur les prix du pétrole.
L'industrie automobile européenne est en pleine mutation. L'électrification des véhicules devait transformer l'industrie, mais la mutation sociale s'annonce autrement plus brutale. Chez les équipementiers, 104.000 suppressions de postes ont été annoncées en seulement deux ans, tandis que les nouvelles embauches restent très minoritaires. Les restructurations se multiplient en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.
Les prévisions affichent moins de moteurs thermiques, mais davantage de batteries, de logiciels et d'électronique, donc de nouveaux métiers. L'industrie européenne électrifie ses modèles tout en produisant moins de voitures qu'avant la pandémie, en subissant des coûts élevés et en affrontant une concurrence chinoise qui ne se limite plus au marché asiatique. Selon l'association européenne des équipementiers, 54.000 suppressions de postes ont été annoncées en 2024, puis 50.000 supplémentaires en 2025.
Le marché industriel n'a toujours pas retrouvé sa taille d'avant-Covid. Selon les professionnels du secteur, la production automobile de l'Union européenne en 2025 est demeurée environ 20 % sous son niveau de 2019, ce qui représente quelque 3,1 millions de véhicules manquants. Pourtant, la fabrication européenne de véhicules électriques a progressé de 23 % en un an, à environ 3,3 millions d'unités.
Les Etats du Golfe persique et la Russie ont investi des dizaines de milliards de dollars dans les raffineries au cours de la dernière décennie afin d'accroître leur part du marché mondial du diesel. Or, les conflits dans ces deux régions ont entraîné une forte baisse des exportations, ce qui a considérablement réduit l'approvisionnement en ce carburant essentiel à une grande partie de l'économie mondiale. Les prix du diesel s'envolent, dépassant pour la première fois la barre des 6 dollars le gallon aux Etats-Unis.
Key points
- L'économie mondiale est confrontée à de nombreux risques, notamment l'inflation persistante et la hausse du coût de la dette.
- L'industrie automobile européenne est en pleine mutation, avec 104.000 suppressions de postes annoncées en deux ans.
- Les prix du diesel s'envolent en raison de la baisse des exportations des Etats du Golfe persique et de la Russie.