Le procès des 39 personnes récemment interpellées sous le pont Milo pour des faits présumés de détention, de consommation et de commercialisation de chanvre indien, s’est poursuivi mercredi, 4 novembre 2026, au tribunal de première instance de Kankan. À l’issue des débats, les prévenus qui ont comparu ont été renvoyés à la fin de la poursuite pour manque de preuves suffisantes à leur encontre.

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Ibrahima 1 Camara, a expliqué que la majorité des personnes présentées devant le tribunal n’étaient pas en possession de chanvre indien au moment de leur interpellation. Cette situation a soulevé des interrogations sur les éléments de preuve réunis contre elles.

Selon le procureur Ibrahima 1 Camara, "Quand nous avons pris service, il y avait effectivement 39 personnes qui avaient été interpellées pour des faits de détention, consommation et commercialisation de chanvre indien. Nous sommes allés aujourd’hui à l’audience, et après les débats, il s’est révélé que ceux qui ont comparu aujourd’hui devant le tribunal, la majeure partie n’ont pas été pris en possession de chanvre indien."

Au cours de l’audience, le tribunal a également constaté la présence de personnes présentant des troubles mentaux et d’autres sans domicile fixe. Le procureur a précisé que "On a trouvé des personnes dedans qui ne contrôlent pas toutes leurs facultés mentales, la majeure partie sont des fous et d’autres des sans-domiciles."

Le procureur Ibrahima 1 Camara a ajouté que l’insuffisance de preuves ne permettait pas de maintenir ces personnes dans les liens de la détention. "Vous savez, quand c’est comme ça, lorsqu’il n’y a pas suffisamment de preuves, le tribunal est en droit de renvoyer les gens des fins de la poursuite."

Si les personnes ayant comparu ce mercredi ont été remises en liberté, le parquet entend poursuivre les investigations afin d’identifier et traquer les trafiquants de chanvre indien et autres stupéfiants à Kankan. Le procureur a conclu que "En tant que procureur de la République, nous allons continuer de rechercher les véritables auteurs, ceux qui vont prendre, ces stupéfiants, les transporter, et venir les revendre et ensuite les interpeller."

Les 39 personnes libérées avaient été interpellées sous le pont Milo pour des faits présumés de détention, de consommation et de commercialisation de chanvre indien. Le tribunal a décidé de renvoyer les prévenus à la fin de la poursuite pour manque de preuves suffisantes à leur encontre, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Kankan.

Key points

  • Le tribunal de première instance de Kankan a libéré 39 personnes en raison d'un manque de preuves suffisantes.
  • La majorité des personnes présentées devant le tribunal n’étaient pas en possession de chanvre indien au moment de leur interpellation.
  • Le parquet entend poursuivre les investigations pour identifier et traquer les trafiquants de chanvre indien et autres stupéfiants à Kankan.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.