Le 28 septembre, le monde commémore la Journée mondiale contre la rage, une maladie virale qui se transmet de l'animal à l'être humain par morsure ou griffure. Instituée à l'initiative de l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), cette journée vise à sensibiliser le public à cette maladie et à sa prévention, avec un objectif : éliminer d'ici à 2030 les cas de transmission par les chiens.

La rage est une maladie qui attaque le système nerveux et, une fois les symptômes déclarés, aucun traitement ne permet de guérir. La prévention reste donc la seule arme efficace, et la vaccination antirabique en est le pilier, pour les personnes exposées comme pour les animaux de compagnie, susceptibles de transmettre le virus. Selon l'OMSA, près de 70 000 personnes meurent chaque année de la rage dans le monde, dans 99 % des cas à la suite de la morsure d'un chien enragé.

D'autres animaux, comme les loups, les renards et les chats, présentent aussi un risque élevé. Même après une simple griffure de chat, il est impératif de consulter un médecin. Au Tchad, la réglementation sur la vaccination antirabique des chiens est jugée insuffisante. Des chiens abandonnés, parfois très agressifs, circulent librement dans les rues.

Les campagnes de sensibilisation et de vaccination régulières font défaut dans le pays. Yanick Atelbay en a payé le prix fort. Il a perdu son fils en 2012, mordu par un chien enragé à Moundou, dans le Sud du pays. Pour lui, la négligence de certains chefs de ménage, qui refusent de faire vacciner leurs animaux, constitue un véritable danger public.

Le chef de quartier du quartier Chagoua carré 27 évoque lui aussi un problème de sensibilisation, tant auprès des chefs de ménage que des responsables de la santé publique. Il estime que les populations doivent être mieux informées sur les risques de la rage et les moyens de la prévenir.

Cette journée rappelle que la rage est une menace pour la santé publique, mais qu'elle peut être éliminée. Vaccination des animaux, campagnes d'information et consultation immédiate après toute morsure ou griffure : ces gestes simples peuvent sauver des vies. L'État est appelé à prendre ses responsabilités pour lutter contre cette maladie.

Les autorités sanitaires tchadiennes doivent prendre des mesures pour améliorer la prévention de la rage dans le pays. La vaccination antirabique des chiens et la sensibilisation des populations sont des étapes cruciales pour éliminer les cas de transmission de la maladie.

Key points

  • La rage fait près de 70 000 morts chaque année dans le monde.
  • La vaccination antirabique des chiens est insuffisante au Tchad.
  • La prévention de la rage passe par la vaccination des animaux et la sensibilisation des populations.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.