Depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction des emballages plastiques à usage unique en Guinée, les bouteilles en plastique sont devenues plus prisées par les consommateurs à Conakry. Cette nouvelle situation s'accompagne d'une augmentation des prix qui suscite des réactions chez plusieurs citoyens. Les consommateurs doivent désormais payer plus cher pour accéder à l'eau potable.

La grande bouteille d'eau, autrefois vendue à 5 000 francs guinéens, se négocie désormais autour de 7 000 francs. La petite bouteille, quant à elle, est proposée à 3 000 francs. Cette augmentation commence à peser sur le budget quotidien des consommateurs, qui doivent faire face à des dépenses accrues pour satisfaire leurs besoins en eau potable.

Les consommateurs ne sont pas les seuls à être affectés par cette hausse des prix. Les vendeurs expliquent que l'augmentation du prix d'achat des bouteilles en plastique est la principale raison de cette hausse. Aïssatou Bah, vendeuse dans le centre-ville de Conakry, affirme que les petits formats lui reviennent désormais plus chers, à raison de 45 000 francs guinéens pour un paquet de 15 petites bouteilles.

Selon Aïssatou Bah, l'interdiction des sachets d'eau a également modifié les habitudes des consommateurs. Beaucoup de clients se plaignent du prix, mais ils n'ont pas vraiment le choix, car l'eau est un besoin quotidien. Les consommateurs doivent s'adapter à cette nouvelle situation et trouver des moyens de faire face à la hausse des prix.

Les citoyens souhaitent que cette mesure soit accompagnée d'alternatives accessibles, notamment un meilleur contrôle des prix de l'eau en bouteille, une disponibilité accrue des points d'eau potable et la promotion de contenants réutilisables. Ils estiment que la protection de l'environnement reste nécessaire, mais qu'elle doit aller de pair avec des mesures permettant aux populations d'accéder à l'eau potable sans supporter une hausse excessive des dépenses quotidiennes.

Pour certains consommateurs, comme Ibrahima Diallo, étudiant, le problème se pose surtout lorsqu'il doit acheter plusieurs bouteilles au cours d'une journée. Il estime que la petite bouteille est maintenant trop chère et que les autorités devraient trouver une solution pour que l'interdiction ne pénalise pas davantage les citoyens.

Mamadouba Camara, un consommateur rencontré à Sonfonia, déplore la hausse des prix des bouteilles en plastique, qui est difficile à supporter pour ceux qui achètent régulièrement de l'eau. Il estime que la différence de 2 000 francs guinéens pour une grande bouteille est importante pour les personnes qui travaillent avec un petit salaire.

Key points

  • Hausse des prix des bouteilles en plastique
  • Interdiction des emballages plastiques à usage unique
  • Impact sur les consommateurs et les vendeurs

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.