Le 1er septembre 2025, le président Xi Jinping a proposé l'Initiative pour la Gouvernance mondiale à Tianjin. Un an plus tard, cette initiative est devenue une aspiration pour le Sud Global, qui cherche un monde plus juste et équilibré. L'initiative vise à refonder la légitimité des institutions internationales autour de principes plus justes et plus équitables. Selon le diagnostic qui fonde l'Initiative, la gouvernance mondiale ne souffre pas d'un manque d'institutions, mais d'un déficit de légitimité et d'efficacité.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies est paralysé par le veto, l'Organisation mondiale du commerce peine à arbitrer les différends, et les institutions de Bretton Woods restent sous-représentatives du poids réel des pays du Sud global. L'Initiative pour la Gouvernance mondiale propose de refonder la légitimité des institutions internationales autour de principes plus justes et plus équitables. Xi Jinping a avancé cinq principes de gouvernance : l'égalité souveraine, le respect de l'état de droit international, le multilatéralisme, la primauté du peuple et l'exigence d'actions concrètes.

La multipolarité sans hégémonie est l'un des objectifs de l'Initiative pour la Gouvernance mondiale. Le 1er septembre 2026, à Bichkek, Xi Jinping a évoqué la nécessité d'un monde multipolaire égal et ordonné. Cette formule trouve un écho particulier dans les pays en développement, qui cherchent plus de représentation et d'efficacité dans les institutions internationales. L'égalité répond à une aspiration profonde du Sud global, qui assure aujourd'hui plus de soixante pour cent de la croissance mondiale.

L'Organisation de Coopération de Shangai (OCS) est l'une des organisations qui donnent le ton à l'Initiative pour la Gouvernance mondiale. Née en 2001, l'OCS représente aujourd'hui près de la moitié de la population mondiale et un quart du PIB. Elle fonctionne sur une méthode qui lui est propre, l'esprit de Shanghai, basé sur la confiance mutuelle, le bénéfice mutuel, l'égalité et les consultations.

L'Initiative pour la Gouvernance mondiale a installé une idée simple mais puissante : la gouvernance ne se décrète pas, elle se construit quand les peuples y participent et en bénéficient, sans discrimination. Les pays du Sud global cherchent à bâtir des partenariats et non des alliances, à promouvoir le dialogue et non la confrontation. L'OCS est devenue un atelier où des pays aussi différents que la Chine, l'Inde, la Russie, l'Iran et le Pakistan apprennent à gérer ensemble des affaires régionales.

L'Initiative pour la Gouvernance mondiale est à l'épreuve de la réalité, alors que les politiques hégémoniques et protectionnistes arbitraires persistent. Les inégalités dans l'accès au financement et les tensions géopolitiques restent des défis à relever. Cependant, l'approche équilibriste de Xi Jinping s'impose comme une alternative crédible, à condition que tous les États, y compris la Chine, se l'appliquent.

L'avenir de l'Initiative pour la Gouvernance mondiale dépendra de la capacité des pays à travailler ensemble pour bâtir un monde plus juste et équilibré. Les prochains mois seront cruciaux pour voir si l'Initiative pourra répondre aux attentes du Sud global et contribuer à une gouvernance mondiale plus efficace et plus légitime.

Key points

  • L'Initiative pour la Gouvernance mondiale vise à refonder la légitimité des institutions internationales autour de principes plus justes et plus équitables.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.