L'Égypte, l'Érythrée, la Somalie et le Soudan, considérés comme des rivaux régionaux de l'Éthiopie, ont récemment émis un communiqué conjoint appelant au règlement pacifique des différends régionaux. Cette déclaration a été faite à l'issue d'un mini-sommet qui s'est tenu à El-Alamein, dans le nord de l'Égypte. Les participants à cette réunion étaient le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le président érythréen Isaias Afwerki, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud et le chef de l'armée soudanaise Abdel Fattah al-Burhane.
Les quatre dirigeants ont souligné l'importance du respect de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale des États, ainsi que du soutien à leurs institutions nationales. Ils ont également rejeté toute ingérence dans les affaires intérieures des autres pays et ont insisté sur la nécessité de régler les différends par des moyens pacifiques. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues entre ces pays et l'Éthiopie, notamment en raison du Grand barrage de la Renaissance construit par l'Éthiopie sur le Nil.
Le communiqué conjoint publié à l'issue du sommet a également mis l'accent sur l'importance de respecter le droit international régissant les cours d'eau transfrontaliers, notamment le Nil. Les quatre pays ont exprimé leur rejet total de toute mesure unilatérale susceptible de nuire aux droits d'utilisation de l'eau des États situés en aval. Ils ont également réaffirmé la liberté de navigation et déclaré que la gouvernance de la mer Rouge relevait de la responsabilité exclusive des États riverains.
Les relations entre les quatre pays et l'Éthiopie sont tendues depuis plusieurs années. Le Grand barrage de la Renaissance est une source de tensions récurrentes avec l'Égypte, qui craint un tarissement de ses ressources en eau et dénonce une menace existentielle. Le Caire et Khartoum réclament depuis des années un accord encadrant le fonctionnement du barrage.
Les tensions entre la Somalie et l'Éthiopie sont également historiquement tendues, aggravées par le rapprochement entre Addis Abeba et la République autoproclamée du Somaliland. Le Caire et Addis-Abeba ont expulsé des membres des missions diplomatiques de l'autre pays, quelques jours après que l'Éthiopie a accusé l'Égypte, le Soudan et l'Érythrée de soutenir les rebelles du Tigré.
L'Éthiopie et l'Érythrée ont également rompu leurs relations diplomatiques la semaine dernière, s'accusant mutuellement d'attiser les conflits internes. Les inquiétudes grandissent face au risque que les violences en Éthiopie se propagent au-delà des frontières. Les quatre pays ont donc appelé à un règlement pacifique des différends régionaux pour éviter une escalade des tensions.
La situation est suivie de près par la communauté internationale, qui craint une déstabilisation de la région. Les appels à un règlement pacifique des différends régionaux sont donc essentiels pour maintenir la stabilité et la sécurité dans la région. Les quatre pays ont réaffirmé leur engagement à respecter les principes de souveraineté et d'intégrité territoriale.
Key points
- Les quatre pays riverains du Nil ont appelé à un règlement pacifique des différends régionaux.
- L'Égypte, l'Érythrée, la Somalie et le Soudan ont rejeté toute ingérence dans les affaires intérieures des autres pays.
- Les quatre pays ont insisté sur la nécessité de respecter le droit international régissant les cours d'eau transfrontaliers.