Le gouvernement guinéen a annoncé l'interdiction de l'exploitation minière artisanale de l'or dans la région de Ségéri, au nord-est du pays. Cette décision fait suite à la dégradation de l'environnement causée par les activités minières traditionnelles illégales. Les autorités ont constaté des dommages importants aux sols, aux terres agricoles et à la couverture végétale, ainsi que la pollution des cours d'eau et l'accumulation de sédiments.
Les autorités guinéennes ont interdit l'utilisation de bulldozers, d'explosifs, de mercure et de cyanure, ainsi que l'extraction et le lavage des minerais dans les cours d'eau et sur leurs berges. L'exploitation minière est désormais interdite dans les zones protégées, les forêts, les terres agricoles et les pâturages, ainsi qu'à proximité des agglomérations et des infrastructures publiques. Des mesures strictes sont mises en place pour contrôler les activités minières.
Le gouvernement guinéen a annoncé le déploiement permanent de forces de défense et de sécurité dans la région de Ségéri. Les forces de l'ordre seront chargées de surveiller les sites miniers, les voies terrestres et fluviales, et de vérifier l'identité des travailleurs ainsi que la légalité de leur séjour. L'achat et la vente de l'or produit dans la région seront limités aux bureaux agréés.
La décision du gouvernement guinéen a entraîné le départ de travailleurs étrangers, dont des milliers de ressortissants burkinabés. Le gouvernement burkinabé a annoncé la mise en place de mesures visant à organiser le retour de ses ressortissants ayant quitté les sites miniers en Guinée. Une mission gouvernementale se rendra au Mali pour venir en aide aux personnes concernées qui traversent le territoire malien lors de leur retour.
Les autorités burkinabés n'ont pas précisé le nombre exact de leurs ressortissants concernés ni les modalités de leur rapatriement. Le gouvernement burkinabé a appelé la population au calme et à ne pas se laisser influencer par les fausses informations et la désinformation. La situation des travailleurs burkinabés en Guinée est suivie de près par les autorités.
Le ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Bona Sela, a déclaré que son pays avait produit 72 tonnes d'or en 2024, dont 70 % provenaient de l'exploitation minière traditionnelle. Le gouvernement guinéen souhaite développer les activités semi-industrielles et industrielles et réglementer le secteur minier. La production d'or en Guinée est un secteur important qui nécessite une gestion rigoureuse.
Les conséquences de l'interdiction de l'orpaillage artisanale en Guinée seront suivies de près par les autorités et les populations concernées. Le gouvernement guinéen est déterminé à protéger l'environnement et à réguler le secteur minier. Les travailleurs étrangers, dont les ressortissants burkinabés, devront se conformer aux nouvelles règles pour poursuivre leurs activités en Guinée.
Key points
- Le gouvernement guinéen interdit l'exploitation minière artisanale de l'or dans la région de Ségéri.
- Des milliers de ressortissants burkinabés ayant travaillé dans les mines en Guinée rentrent chez eux.
- Le gouvernement guinéen souhaite développer les activités semi-industrielles et industrielles et réglementer le secteur minier.