Le département de langue et culture amazighes de l'université Abderrahmane Mira de Béjaïa est plongé dans une crise depuis plusieurs jours. Des enseignants, au nombre de 26, réclament le départ de la cheffe du département, affirmant être victimes de marginalisation, de harcèlement quotidien et de rapports créés de toutes pièces à leur encontre. Ils dénoncent également un manque de respect à leur égard.
L'équipe pédagogique du département de langue et culture amazighes accuse directement le doyen de la faculté des lettres et des langues d'être l'instigateur de ce mouvement de grève. Selon eux, le doyen a agi de concert avec les contestataires pour installer une nouvelle équipe à la tête du département. L'équipe pédagogique affirme que la cheffe de département en poste n'a jamais démissionné, contrairement aux affirmations des enseignants grévistes.
Les enseignants grévistes ont déclaré une grève sans préavis, sans en informer la cheffe du département, prenant ainsi en otage les étudiants qui étaient déjà pénalisés par la fermeture du campus durant six semaines. L'équipe pédagogique dénonce également des tentatives de mobilisation des étudiants contre la direction du département. Selon eux, le bilan de l'équipe pédagogique est somme toute positif.
Le doyen de la faculté des lettres et des langues est accusé d'avoir négocié en catimini avec les enseignants grévistes, enfreignant les règles de l'éthique et de la déontologie. L'équipe pédagogique affirme que le doyen a remué ciel et terre pour arriver à ses fins, notamment pour installer une nouvelle équipe à la tête du département.
La grève enclenchée par ces enseignants est considérée comme illégale par les responsables du DLCA de l'université de Béjaïa. Ils dénoncent l'art du chantage utilisé par les enseignants grévistes et affirment que ces derniers n'ont jamais participé à la vie de la structure. Les responsables du DLCA soulignent également que les enseignants grévistes ont interdit aux étudiants d'assister aux différentes manifestations scientifiques sous peine de sanctions dans l'évaluation.
La situation au département de langue et culture amazighes de l'université de Béjaïa reste tendue, avec des étudiants pris en otage par la grève. Les responsables du DLCA appellent à la reprise du dialogue pour résoudre la crise. Les enseignants grévistes maintiennent leur revendication de départ de la cheffe du département, tandis que l'équipe pédagogique défend son bilan et son action à la tête du département.
Key points
- Le doyen de la faculté des lettres et des langues est accusé de complicité avec les enseignants grévistes.
- La grève est considérée comme illégale par les responsables du DLCA.
- Les enseignants grévistes réclament le départ de la cheffe du département de langue et culture amazighes.