La présence des fruits importés sur les marchés guinéens suscite des inquiétudes chez certaines vendeuses de fruits locaux. À Koloma et à la Cité Enco 5, les bananes, les oranges et d’autres fruits venus de l’étranger côtoient les produits locaux sur les étals et au bord des routes. Les vendeuses de fruits locaux dénoncent la concurrence des produits importés qui, selon elles, complique leur activité commerciale.

Fatoumata Bah, vendeuse de bananes locales en gros au marché de Koloma, affirme que l’importation des bananes étrangères complique son activité commerciale. Selon elle, les clients se font de plus en plus rares et les pertes sont importantes. Elle explique que les grossistes qui envoient les bananes importées ont les moyens d’en envoyer de grandes quantités en même temps, ce qui rend difficile l’écoulement des produits locaux.

À la Cité Enco 5, Aissatou Lamarana Bah, vendeuse de fruits, explique qu’elle préfère commercialiser les fruits importés en raison de leur disponibilité et de leurs prix, qu’elle juge plus abordables que ceux des fruits locaux. Elle affirme que les clients viennent lui demander des bananes locales, mais elles sont chères. Les vendeuses de fruits importés achètent trois ou quatre bananes locales à 20 000 francs, contre quatre bananes importées à 10 000 francs.

Les difficultés d’approvisionnement en fruits locaux sont également un problème pour les vendeuses. Aissatou Lamarana Bah explique qu’elle rencontre beaucoup de difficultés pour se ravitailler en fruits locaux, car lorsque elle se rend chez les grossistes, elle a du mal à en trouver. En revanche, pour les oranges importées, lorsqu’elle se rend chez le grossiste pour se ravitailler, on lui permet d’ouvrir le carton afin de remplacer sur place toutes celles qui sont pourries.

Du côté des consommateurs, la disponibilité des produits influence aussi les choix. Elisa Kamano, cliente, affirme préférer les mandarines importées, qu’elle trouve plus facilement sur le marché. Elle explique que chaque fois qu’elle en a besoin, elle peut en trouver chez les vendeuses. Les consommateurs semblent privilégier la disponibilité et le prix des fruits importés.

Les vendeuses de fruits locaux réclament une solution pour écouler leurs produits. Fatoumata Bah explique que les vendeuses de bananes locales ont proposé qu’on trouve une alternative pour que chacune d’entre elles dispose d’un temps pour écouler ses produits, mais celles qui envoient les bananes importées n’ont pas accepté. Les vendeuses locales espèrent que les autorités prendront des mesures pour les aider à concurrencer les fruits importés.

Les fruits importés semblent avoir un impact important sur la vente des fruits locaux. Les vendeuses de fruits locaux enregistrent des pertes importantes en raison de la concurrence des produits importés. Les autorités devraient prendre des mesures pour aider les vendeuses de fruits locaux à concurrencer les fruits importés et à maintenir leur activité commerciale.

Key points

  • Les vendeuses de fruits locaux en Guinée sont confrontées à une rude concurrence de la part des fruits importés.
  • Les difficultés d’approvisionnement en fruits locaux et les prix élevés sont les principales raisons de la préférence accordée aux fruits importés.
  • Les autorités devraient prendre des mesures pour aider les vendeuses de fruits locaux à concurrencer les fruits importés.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.