L'administration Trump a conclu des accords apparemment secrets avec plusieurs États du monde, dont 13 pays africains, pour expulser 25 000 migrants considérés comme illégaux. Ces accords prévoient que les pays signataires reçoivent des financements spécifiques pour leurs problèmes urgents de développement en échange de l'accueil de ces migrants. Cette affaire a suscité une grande attention et des critiques depuis plusieurs semaines.
Les autorités américaines avancent deux arguments pour soutenir ces expulsions. Le premier est que les pays signataires refusent de récupérer leurs citoyens incriminés. Le second est que ces derniers ne souhaitent pas retourner dans leurs pays d'origine, craignant pour leur sécurité. Cependant, ces arguments ont été jugés peu convaincants par de nombreux observateurs.
La question de l'argent sale est également au cœur de cette affaire. Il est de notoriété publique que l'argent illicite circule dans de nombreux pays du monde, y compris en Afrique. Les exemples de personnes fortunées qui construisent des lieux de culte ou des centres de santé dans des communautés démunies sans que leur source de financement soit vérifiée sont nombreux.
Dans de nombreux pays en développement, l'argent est souvent le bienvenu, même s'il provient de sources illicites. Les États et les institutions internationales ont souvent du mal à traquer les réseaux mafieux qui sont impliqués dans ces activités. Il a fallu l'enquête de 72 journalistes de l'Occident pour révéler ces tractations de l'administration Trump.
Le constat est que l'argent sale a encore de beaux jours devant lui. Les organes chargés de traquer ces activités illicites manquent souvent de vigueur, tant dans les États que dans les institutions internationales. La phrase attribuée au dictateur romain Néron, "l'argent n'a pas d'odeur", est souvent citée pour illustrer cette réalité.
Selon Walaoulou Bilivogui, l'argent sale est un phénomène qui continue de poser des problèmes dans de nombreux pays. Les adeptes de Néron sont légion aujourd'hui et les moyens pour les combattre sont souvent insuffisants. Cette affaire met en lumière les défis que posent les flux financiers illicites pour les pays en développement.
L'affaire de l'expulsion de migrants vers les pays africains signataires d'accords avec l'administration Trump soulève des questions importantes sur la transparence et la responsabilité dans les transactions financières internationales. Les conséquences de ces accords pour les pays concernés et pour les migrants eux-mêmes seront à suivre dans les prochains mois.
Key points
- L'administration Trump a conclu des accords secrets avec 13 pays africains pour expulser 25 000 migrants considérés comme illégaux.