Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé une conférence à Yaoundé à l’occasion de la 14e édition du Salon de l’action gouvernementale. Lors de cette conférence, il a abordé l’actualité des chantiers routiers, répondant aux questions du public sur l’état du réseau routier, les travaux en cours et les péages automatiques. Les participants ont notamment souhaité connaître les raisons du coût élevé du kilomètre de route au Cameroun.

Le coût du kilomètre de route au Cameroun a été évalué et justifié par le ministre des Travaux publics. Selon lui, il faut considérer ce coût dans l’environnement économique global. La vitesse de référence des autoroutes camerounaises est de 110 km/h, ce qui nécessite des ouvrages hydrauliques importants et augmente les coûts. Le ministre a souligné que les autoroutes camerounaises sont construites avec trois voies de circulation dans chaque sens, alors que certains pays considèrent comme autoroutes des voies express avec deux voies de circulation et moins d’ouvrages hydrauliques.

Le ministre des Travaux publics a rappelé que son département dispose d’une cellule chargée de la maîtrise des coûts. Il a expliqué que les partenaires financiers répercutent souvent les coûts sur les travaux en raison des délais de financement longs et de l’incertitude sur les coûts des intrants. Le ministre a suggéré que les options techniques devraient être moins généreuses et que les paiements devraient être fluides pour réduire les coûts.

Les routes dégradées, notamment la route Ngaoundéré-Garous, ont également été abordées lors de la conférence. Le ministre des Travaux publics a annoncé le lancement imminent des travaux de réhabilitation de cette route en cinq lots. Les équipes de la Banque africaine de développement ont déjà émis leur avis sur trois lots, et les travaux devraient commencer bientôt.

La conférence a également porté sur les travaux en cours et les projets routiers en attente de financement. Le ministre des Travaux publics a souligné l’importance de la collaboration entre les différents acteurs pour améliorer l’état du réseau routier au Cameroun. Il a également rappelé que la qualité des routes est essentielle pour le développement économique du pays.

Les participants à la conférence ont également posé des questions sur les péages automatiques et leur impact sur les usagers de la route. Le ministre des Travaux publics a expliqué que les péages automatiques visent à améliorer la gestion des flux de circulation et à réduire les coûts de maintenance des routes. Il a souligné que les recettes générées par les péages seront utilisées pour financer les projets routiers.

Le ministre des Travaux publics a conclu la conférence en soulignant l’importance de la transparence et de la communication dans la gestion des projets routiers. Il a rappelé que son département est déterminé à améliorer l’état du réseau routier au Cameroun et à garantir la qualité des routes pour les usagers.

Key points

  • Le coût du kilomètre de route au Cameroun est justifié par la vitesse de référence élevée des autoroutes et les ouvrages hydrauliques importants.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.