La Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée (CNHJG) a tenu une assemblée générale extraordinaire jeudi 1er octobre 2026 à Conakry pour examiner les faits reprochés à ses confrères, Maîtres Sory Daouda Camara et Manjou Sangaré. Les deux huissiers sont poursuivis devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pour des faits présumés d'escroquerie au jugement et de faux en écritures publiques.
Selon Maître Aboubacar Camara, président de la CNHJG, les deux huissiers ont été interpellés et placés sous mandat de dépôt par la CRIEF pour une procédure qu'ils ont menée professionnellement. La CNHJG a décidé de prendre des mesures pour protéger les intérêts de la corporation et éviter que de tels agissements ne se reproduisent. Les participants ont également discuté des mesures à prendre pour obtenir leur remise en liberté.
Les deux huissiers avaient volontairement répondu à la convocation des officiers enquêteurs pour se défendre des faits qui leur sont reprochés, notamment l'exécution d'une décision de justice qui aurait été rendue en faveur d'une avocate. Le dossier a ensuite été déféré devant le parquet spécial près la CRIEF. Contre toute attente, le procureur a décidé de placer les deux professionnels sous mandat de dépôt.
Une décision qui a surpris leur corporation, laquelle se dit désormais prête à défendre son honneur. Maître Aboubacar Camara a déclaré que la CNHJG informera, dès lundi, son autorité de tutelle, le ministère de la Justice, qu'elle est prête à prendre des dispositions pour obtenir leur libération ou, à défaut, de déclencher un mouvement de débrayage.
Les deux huissiers sont détenus depuis mardi. À l'ouverture de leur procès, mercredi, leur avocat a formulé une demande de mise en liberté provisoire, qui a été rejetée. La prochaine comparution de Maîtres Sory Daouda Camara et Manjou Sangaré devant la chambre de jugement de la CRIEF est prévue le mercredi 7 octobre prochain.
La CNHJG a adopté un certain nombre de résolutions pour protéger les intérêts de la corporation. Les huissiers de justice estiment que leurs confrères sont innocents et qu'on ne peut rien leur reprocher. Ils disposent de toutes les pièces pour prouver leur innocence.
L'affaire est suivie de près par la corporation des huissiers de justice de Guinée. La CNHJG espère que les autorités prendront en compte leur demande et libéreront les deux huissiers emprisonnés.
Key points
- La CNHJG menace de déclencher un débrayage si les deux huissiers emprisonnés ne sont pas libérés.
- Les deux huissiers sont poursuivis pour des faits présumés d'escroquerie au jugement et de faux en écritures publiques.
- La prochaine comparution des deux huissiers devant la CRIEF est prévue le 7 octobre prochain.