L’Église catholique en République démocratique du Congo ne s’oppose pas au dialogue national voulu par le président Félix Tshisekedi, mais elle exige que ce processus soit inclusif, crédible et assorti de garanties. Le président de l’épiscopat congolais, Mgr Fulgence Muteba, l’a rappelé le 3 octobre à Lubumbashi aux émissaires du président de la République.

La délégation présidentielle comprenait le directeur de cabinet du chef de l’État, Mputu Patrick Anthony Nkinzo Kamole, et le conseiller spécial du président de la République, Fortunat Biselele. Ils ont discuté avec Mgr Fulgence Muteba en présence du révérend Éric Senga et de Mgr Donatien Nshole. Le dialogue national vise à rechercher la paix, renforcer la cohésion nationale et s’attaquer aux causes profondes de la crise congolaise.

Les évêques ont réaffirmé leur disponibilité à contribuer à une démarche destinée à rechercher la paix et renforcer la cohésion nationale. Cependant, pour les religieux, la réussite d’un tel processus dépendra de sa capacité à rassembler largement les forces vives du pays. Les Églises catholique et protestante réitèrent leur position qui s’inscrit dans la continuité du « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs ».

Les discussions ont notamment porté sur les contours du projet de dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, ainsi que sur la composition de son comité d’organisation préliminaire. Créé par ordonnance présidentielle le 13 septembre 2026, cet organe est chargé de préparer les conditions nécessaires à la mise en place de la commission préparatoire définitive.

Le comité d’organisation préliminaire est placé sous l’autorité directe du président de la République et comprend un coordonnateur, un coordonnateur adjoint, des membres ainsi qu’un secrétariat technique de 11 experts. Tous sont nommés par ordonnance présidentielle et rendent compte de leurs activités au chef de l’État par l’intermédiaire de son directeur de cabinet.

Le fonctionnement du comité est entièrement pris en charge par le Trésor public, y compris les allocations mensuelles de ses membres. Les personnes impliquées dans cette phase sont également soumises à une obligation de réserve et de secret professionnel jusqu’à la fin du processus de dialogue.

La République démocratique du Congo est déchirée depuis plus de trois décennies par des conflits récurrents qui continuent de fragiliser son tissu social et institutionnel. L’Église catholique et la communauté internationale suivent de près les développements de la situation politique dans le pays.

Key points

  • L’Église catholique exige un dialogue national inclusif et crédible.
  • Le dialogue national vise à rechercher la paix et renforcer la cohésion nationale.
  • Le comité d’organisation préliminaire est chargé de préparer les conditions nécessaires à la mise en place de la commission préparatoire définitive.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.