A l'approche de la rentrée scolaire au Burkina Faso, de nombreuses familles éprouvent des difficultés financières pour scolariser leurs enfants. Les frais de scolarité, les fournitures, les uniformes, la cantine et le transport sont autant de charges qui pèsent sur les parents. Malheureusement, certains pères choisissent de fuir leurs responsabilités financières envers leurs enfants, laissant les mères se démener pour subvenir à leurs besoins.

Selon certaines sources, la pauvreté, le chômage, la perte d'un emploi ou la baisse des revenus peuvent pousser certains parents dans leurs derniers retranchements. Cependant, il est important de distinguer ceux qui ne peuvent pas payer de ceux qui ne veulent pas payer. Les premiers méritent de l'aide et non des reproches, tandis que les seconds semblent considérer leurs enfants comme des souvenirs du mariage ou des armes de vengeance plutôt que comme des êtres à qui ils doivent donner toutes les chances de réussir.

Le cas des pères qui transforment les frais de scolarité en armes de vengeance est particulièrement révoltant. Lorsqu'un couple se sépare, certains pères ferment le robinet financier, refusant de payer les frais de scolarité de leurs enfants. Cette attitude est d'autant plus choquante que les enfants n'ont pas demandé à naître, ni à être les victimes collatérales de la guerre conjugale.

Pour éviter la déscolarisation de leurs enfants, les mères sont souvent contraintes de se démener pour trouver des solutions financières. Elles empruntent, se privent, sollicitent la famille et vendent parfois ce qu'elles possèdent. Pendant ce temps, les enfants observent et enregistrent les difficultés financières de leurs parents, ce qui peut créer un profond ressentiment envers leur père.

Il est important de noter que les mères doivent également être vigilantes pour ne pas transformer leurs enfants en témoins permanents des fautes de leur père. En les enrôlant dans une guerre qui n'est pas la leur, les mères risquent de charger leurs enfants d'un fardeau qui n'est pas celui de leur âge. Les enfants paient ainsi les intérêts de la guerre conjugale de leurs parents.

A l'approche de la rentrée scolaire, les pères sont invités à prendre leurs responsabilités financières envers leurs enfants. S'ils ont des difficultés financières, ils doivent le dire et chercher de l'aide. Ils doivent également éviter de transformer la scolarité de leurs enfants en monnaie de vengeance et de remplacer l'amour filial par le sentiment douloureux d'avoir été abandonnés.

Finalement, les enfants ne doivent pas payer les pots cassés de la guerre conjugale de leurs parents. Les pères doivent assumer leurs responsabilités financières et affective envers leurs enfants, même en cas de séparation. Les enfants ont droit à une enfance heureuse et à une éducation de qualité, quelles que soient les difficultés financières de leurs parents.

Key points

  • Les pères qui fuient leurs responsabilités financières envers leurs enfants peuvent créer un profond ressentiment chez ces derniers.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.