Des journalistes sportifs sénégalais ont souligné mercredi à Dakar l'importance d'adopter des pratiques rédactionnelles plus respectueuses des athlètes dans le choix des mots et la conduite des interviews. Cela vise à promouvoir une couverture médiatique sensible au genre lors des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Ils s'exprimaient à l'issue d'une session de formation de deux jours sur la couverture médiatique sensible au genre, organisée en collaboration avec l'Association nationale de la presse sportive (ANPS) et la Fondation Heinrich Böll.

La formation a réuni près d'une vingtaine de professionnels des médias autour des enjeux liés au genre, à l'égalité et à la représentation des athlètes dans les productions journalistiques. Les participants ont souligné l'importance de cette initiative pour améliorer leurs pratiques professionnelles, notamment dans le choix des mots, la conduite des interviews et le traitement de la vie privée des sportifs. Selon Fatou Diouf, journaliste sportive au quotidien L'Informé, les journalistes doivent être davantage attentifs aux expressions employées dans leurs productions.

Les journalistes ont également souligné que cette formation leur a permis de mieux identifier les stéréotypes véhiculés, parfois involontairement, dans les pratiques journalistiques. Adama Aidara Kanté, journaliste au quotidien L'Informé, a estimé que les journalistes doivent prendre du recul dans la rédaction des articles et la conduite des interviews pour éviter de reproduire des stéréotypes sexistes. Pour Sokhna Agnès Diouf, journaliste à la radio Oxyjeunes, les enseignements reçus permettront de mieux préparer les entretiens avec les athlètes.

La formation a porté sur la compréhension des concepts liés au genre, l'identification des biais sexistes dans les contenus médiatiques, l'utilisation d'un langage inclusif ainsi que les pratiques éthiques à adopter dans le traitement des sujets sensibles. Selon Awa Diop, sociologue et chercheuse à l'Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN), l'objectif de cet atelier était de favoriser une couverture médiatique respectueuse des droits humains, des droits des femmes et de l'ensemble des personnes concernées par l'événement.

Les JOJ Dakar 2026 vont démarrer samedi avec la cérémonie d'ouverture prévue au stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio, près de Dakar. La compétition se poursuivra jusqu'au 13 novembre à Saly, Diamniadio et Dakar. Elle réunira près de 2700 athlètes autour de 35 disciplines, dont 25 sports de compétition et 10 sports d'engagement. Les journalistes sportifs sénégalais ont salué cette initiative qui intervient à point nommé.

Les participants ont souligné la nécessité de renforcer les compétences des professionnels des médias pour identifier les stéréotypes sexistes et mieux appréhender les questions de genre dans le traitement de l'actualité sportive. Selon Soda Thiam, journaliste sportive à Radio Futurs Médias (RFM), cette formation permettra d'éviter les stéréotypes et la stigmatisation, tout en mettant l'accent sur les performances individuelles et collectives des athlètes.

La session de formation a également permis aux journalistes de mieux comprendre les questions de genre et de se doter d'outils pour aborder ces questions de manière plus professionnelle. Selon Alioune Assé Seck, journaliste à la radio Oxyjeunes, cet atelier a permis de mieux comprendre les questions de genre et de se doter d'outils pour aborder ces questions de manière plus professionnelle.

Key points

  • Les journalistes sportifs sénégalais soulignent la nécessité d'adopter des pratiques rédactionnelles plus respectueuses des athlètes dans le choix des mots et la conduite des interviews.
  • La formation a porté sur la compréhension des concepts liés au genre, l'identification des biais sexistes dans les contenus médiatiques et l'utilisation d'un langage inclusif.
  • Les JOJ Dakar 2026 se dérouleront du 28 octobre au 13 novembre et réuniront près de 2700 athlètes autour de 35 disciplines.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.