Le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, a donné instruction au procureur général près la Cour de cassation d'ouvrir des enquêtes sur des faits présumés de fraude minière dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga. Cette décision fait suite à un rapport d'une mission interservices qui a saisi plus de 500 camions et engins ainsi que plusieurs milliers de tonnes de cuivre et de cobalt sur différents sites miniers.

La mission interservices, composée d'éléments de la Police nationale congolaise (PNC), des Forces armées de la RDC (FARDC), de magistrats militaires et d'experts du ministère des Mines, a mis au jour des faits susceptibles de relever de la fraude minière, de l'exploitation illégale des ressources minières et de la contrebande. Les investigations devront déterminer les circonstances de ces opérations, identifier les personnes éventuellement impliquées et établir les responsabilités pénales.

Le garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a réaffirmé la détermination du gouvernement à combattre les circuits illicites qui portent atteinte aux intérêts économiques du pays. Il a souligné que la lutte contre la fraude minière et l'exploitation illégale des ressources naturelles constitue une exigence de souveraineté et de protection des intérêts économiques de la nation.

Cette opération fait écho à une précédente intervention menée à la carrière Menda, dans la concession de Boss Mining, à Kakanda, dans le Lualaba. Une soixantaine de personnes, parmi lesquelles des ressortissants chinois, libanais, syriens, marocains, irakiens et palestiniens, avaient été interpellées. Plusieurs ne disposaient pas de documents requis pour séjourner et travailler en République démocratique du Congo.

Les services mobilisés avaient également saisi d'importantes sommes d'argent en espèces, en dollars américains et en francs congolais, ainsi que des engins utilisés sur le site. Le montant exact des fonds et leur provenance restaient à établir. Papy Mbuyi, directeur général adjoint de la Direction générale de migration (DGM), avait alors alerté sur le volume de liquidités découvert.

Cette intervention s'inscrit dans une mission d'assainissement du secteur minier au Lualaba, conduite par une commission réunissant notamment l'armée, la Police nationale congolaise, l'Agence nationale de renseignements (ANR), les experts du ministère des Mines et les magistrats militaires. Les investigations devaient permettre d'établir les responsabilités sur les différentes personnes impliquées dans les activités mises en cause.

Les enquêtes ouvertes pour fraude minière dans le Lualaba et le Haut-Katanga visent à identifier les personnes impliquées et à établir les responsabilités pénales. Le gouvernement réaffirme sa détermination à combattre les circuits illicites qui portent atteinte aux intérêts économiques du pays. Les investigations se poursuivent pour faire la lumière sur ces faits présumés de fraude minière.

Key points

  • Le gouvernement ouvre des enquêtes pour fraude minière dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.
  • Plus de 500 camions et engins ainsi que plusieurs milliers de tonnes de cuivre et de cobalt ont été saisis.
  • Le gouvernement réaffirme sa détermination à combattre les circuits illicites qui portent atteinte aux intérêts économiques du pays.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.