Le sénateur américain Marco Rubio a récemment critiqué les alliés européens de l'OTAN qui refusent l'accès aux bases militaires américaines. Selon lui, si les États-Unis ne peuvent pas utiliser ces bases en cas de crise, alors à quoi sert d'avoir ces bases et à quoi sert l'Alliance ? Rubio défend l'intérêt stratégique que représentent les installations militaires européennes pour les États-Unis. Ses propos ont été relayés par Rapid Response 47 et Fox News.

Les critiques de Rubio concernent particulièrement l'Espagne, qui a refusé d'autoriser certaines opérations américaines depuis des installations situées sur son territoire pendant la guerre contre l'Iran. Le 22 mai, Rubio avait publiquement questionné la participation espagnole à l'OTAN en raison de ce désaccord. Il avait également cité le Portugal, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie parmi les pays ayant coopéré avec Washington.

Rubio a repris ses critiques devant le Sénat américain le 2 juin, expliquant que la possibilité d'utiliser des installations en Europe faisait partie des avantages que les États-Unis retiraient de leur appartenance à l'Alliance. L'Espagne a été directement citée. Ces déclarations ne constituent pas l'annonce d'un retrait américain de l'OTAN, mais concernent les conditions dans lesquelles Washington souhaite pouvoir utiliser les infrastructures militaires situées chez ses alliés.

Le dispositif militaire américain en Europe fait actuellement l'objet d'un examen à Washington. Le Pentagone étudie plusieurs options concernant les forces déployées sur le continent, qui doit être achevé avant la fin de l'année. Selon les informations rapportées, l'une des hypothèses étudiées pourrait concerner jusqu'à 25 000 militaires américains.

L'Alliance compte aujourd'hui 32 États membres, contre 12 lors de sa création en 1949. Son article 5 prévoit le principe de défense collective lorsqu'un membre est victime d'une attaque armée. Cependant, cette disposition n'accorde pas automatiquement aux forces américaines l'autorisation d'utiliser toute base située chez un allié pour une opération extérieure à la défense collective.

Les conditions d'accès dépendent également des accords conclus avec chaque État et des décisions prises par les autorités nationales. La publication de la séquence le 22 septembre replace donc une position déjà défendue par Rubio dans les discussions actuelles sur la présence militaire américaine en Europe.

Les déclarations de Rubio ont lieu dans un contexte de réexamen de la présence militaire américaine en Europe. Les États-Unis cherchent à définir les conditions dans lesquelles ils peuvent utiliser les infrastructures militaires situées chez leurs alliés. Les critiques de Rubio visent à rappeler l'importance de la coopération entre les États-Unis et leurs alliés européens au sein de l'OTAN.

Key points

  • Marco Rubio critique les alliés européens qui refusent l'accès aux bases militaires américaines.
  • Les critiques de Rubio concernent particulièrement l'Espagne.
  • Le dispositif militaire américain en Europe fait actuellement l'objet d'un examen à Washington.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.