L'ouverture de la session de septembre à l'Assemblée provinciale du Kwango a été marquée par un hommage aux victimes du crash d'avion survenu le 25 septembre à Kenge, chef-lieu de la province. Le président de l'Assemblée provinciale, Tite Mund À Ngaand, a souligné que cette tragédie doit être considérée comme une interpellation face à la situation de sous-développement de la province, douze ans après sa création.
Le speaker de l'Assemblée provinciale estime que ce drame met notamment en lumière l'insuffisance des infrastructures de base dans la province. Il relève que, même dans l'hypothèse où certains occupants de l'appareil auraient survécu, le Kwango aurait éprouvé d'importantes difficultés à leur assurer une prise en charge médicale appropriée, faute d'infrastructures sanitaires suffisamment équipées.
Tite Mund À Ngaand a insisté sur l'urgence de renforcer les infrastructures dans plusieurs secteurs, notamment la santé, les transports, la sécurité, ainsi que l'accès à l'eau et à l'électricité. Il a déclaré que le drame de Kenge doit être un moment de recueillement, mais également de prise de conscience et d'interpellation pour les autorités.
Le président de l'Assemblée provinciale a rappelé que le Kwango, comme les autres provinces issues du démembrement, a besoin d'investissements conséquents dans les infrastructures essentielles. Il a ajouté que ces infrastructures ne sont pas un luxe, mais une nécessité pour la sécurité, la dignité et la protection des populations.
Selon les témoignages recueillis, l'avion accidenté aurait fait plusieurs tours dans les airs à Kenge avant de s'écraser dans une parcelle vide, dans une zone habitée. Il aurait cherché désespérément un site aéroportuaire. À Kenge, l'aéroport a été désaffecté et les terrains occupés par des privés.
Le crash survenu le 25 septembre à Kenge a fait 17 morts, dont 13 militaires et quatre civils, parmi lesquels un enfant. Les enquêtes qui se poursuivent ont déjà permis de retrouver la boîte noire de l'appareil. Les recherches tentent de retrouver les appareils cellulaires de certains occupants du vol.
Tite Mund À Ngaand a conclu que le Kwango ne peut pas attendre qu'un autre drame survienne pour mesurer l'urgence de renforcer ses infrastructures de base. Il a lancé un appel au gouvernement de la République pour qu'il prenne en compte les besoins de la province du Kwango.
Key points
- Le crash d'avion à Kenge a mis en lumière l'insuffisance des infrastructures de base dans la province du Kwango.
- Le président de l'Assemblée provinciale du Kwango, Tite Mund À Ngaand, a insisté sur l'urgence de renforcer les infrastructures dans plusieurs secteurs.
- Le crash survenu le 25 septembre à Kenge a fait 17 morts, dont 13 militaires et quatre civils.