Un crash d'avion civil a eu lieu à Kenge, dans la province du Kwango, en République démocratique du Congo. L'accident, qui a coûté la vie à 16 personnes, dont des hauts responsables de la justice militaire, a suscité de vives réactions et interrogations sur la gestion de la communication autour de ce drame. Le député national honoraire Lubaya Claudel André a exprimé son inquiétude face au silence du ministère des Transports et de l'Autorité de l'aviation civile sur les premiers éléments liés à l'accident.
Selon Lubaya Claudel André, ce silence institutionnel contribue à favoriser la propagation d'informations contradictoires sur les réseaux sociaux. Il a également dénoncé la diffusion d'images des victimes, qu'il juge indécente. L'ancien député national a exprimé son étonnement face au silence du ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, et de l'Autorité de l'aviation civile, plus de 12 heures après le crash.
Lubaya Claudel André s'est également interrogé sur la communication du président du conseil d'administration de la Régie des voies aériennes (RVA), Tryphon Kin-Kiey Mulumba, qui a publié des informations relatives à la navigation de l'appareil accidenté sur son compte X. Pour l'ancien député national, la gestion d'un accident aérien de cette ampleur nécessite une communication institutionnelle coordonnée.
L'appareil, un Let-410 de la compagnie Tracep, immatriculé 9S-GUC et basé à Kinshasa-Ndolo, effectuait une rotation Ndolo-Kikwit-Ilebo-retour. Il avait 16 personnes à bord, dont quatre membres d'équipage. Aucun survivant n'a été retrouvé. Le crash s'est produit alors que l'appareil faisait route vers Kinshasa.
Les services de sécurité et les services techniques ont été chargés de déterminer les circonstances et les causes de l'accident. Ils doivent également sécuriser le site, préserver les éléments utiles à l'enquête et faciliter l'identification des victimes. Le gouvernement provincial a confirmé la mort de deux officiers généraux, ainsi que celle de membres de la délégation et de l'équipage.
Lubaya Claudel André a également critiqué la gestion du secteur des transports et s'est interrogé sur la responsabilité du ministre compétent face à la succession de drames dans différents modes de transport. Il a estimé que les circonstances exactes du crash doivent être établies par une enquête technique rigoureuse.
La justice militaire congolaise perd ainsi deux de ses hauts responsables. Leur disparition intervient à un moment sensible pour cette institution, appelée à traiter plusieurs dossiers majeurs liés à la situation sécuritaire du pays. Les autorités compétentes devront établir les causes de l'accident et prendre des mesures pour éviter de tels drames à l'avenir.
Key points
- Le crash d'avion à Kenge a coûté la vie à 16 personnes, dont des hauts responsables militaires.
- Lubaya Claudel André dénonce la gestion de la communication autour du drame.
- Une enquête technique est nécessaire pour établir les circonstances exactes du crash.