Le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme en République démocratique du Congo (BCNUDH) a exprimé sa profonde tristesse à la suite du crash aérien survenu vendredi 25 septembre 2026 à Kenge, dans la province du Kwango. L'accident a coûté la vie à 17 personnes, dont deux hauts responsables de la justice militaire congolaise : le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi.

Le BCNUDH a rappelé les liens de collaboration entretenus avec les deux hauts responsables décédés, notamment dans les domaines de la justice et de la lutte contre l’impunité en République démocratique du Congo. Le Bureau conjoint des Nations Unies a également adressé ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’aux différentes institutions touchées par cette tragédie.

Les deux officiers généraux, ainsi que des membres de la délégation et de l’équipage, revenaient d’une mission de service effectuée à Kikwit, dans la province voisine du Kwilu. L'appareil, un Let-410 de la compagnie Tracep, immatriculé 9S-GUC et basé à Kinshasa-Ndolo, effectuait une rotation Ndolo-Kikwit-Ilebo-retour.

L’appareil avait 16 personnes à bord, dont quatre membres d’équipage. Aucun survivant n’a été retrouvé. Parti de Kikwit à 11 h 45, il s’est écrasé vers 13 h 14 à Kenge alors qu’il faisait route vers Kinshasa. Il n’avait pas été coordonné au départ par Kikwit, et la tour de N’Djili n’a été prévenue qu’à 14 h 00 par Ndolo.

Le crash de Kenge a provoqué une vive émotion au sein des institutions congolaises. Une enquête judiciaire préliminaire a par ailleurs été ouverte afin d’établir les faits, les circonstances et les causes de l’accident. Sur instruction du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le gouvernement a annoncé que les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national.

Le gouvernement a également annoncé l’observation de trois jours de deuil national avant l’inhumation des illustres disparus. Les services de sécurité et les services techniques ont été chargés de déterminer les circonstances et les causes de l’accident, ainsi que de sécuriser le site, préserver les éléments utiles à l’enquête et faciliter l’identification des victimes.

La justice militaire congolaise perd ainsi deux de ses hauts responsables, dont le rôle était crucial dans les procédures judiciaires liées aux violations des droits humains et au respect du droit international humanitaire en République démocratique du Congo. Au premier semestre 2026, l’appui du BCNUDH et de la MONUSCO aux juridictions militaires a contribué à l’ouverture d’au moins 169 procédures judiciaires et à la condamnation de 96 personnes.

Key points

  • Le crash aérien de Kenge a tué 17 personnes, dont deux hauts responsables de la justice militaire congolaise.
  • Le BCNUDH a rendu hommage aux victimes et a adressé ses condoléances aux familles et aux institutions touchées.
  • Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.