La Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) de la République démocratique du Congo (RDC) et les organisations de la société civile ont convenu de mettre en place un cadre de concertation permanent après deux jours de discussions à Kinshasa. Cette décision a été prise pour améliorer la collaboration entre ces structures et préparer la Conférence nationale sur les droits de l'homme prévue le 24 septembre prochain.
Les organisations de la société civile ont exprimé le souhait de voir les concertations avec la CNDH-RDC être organisées régulièrement, au moins une fois par semestre. Cette proposition a été bien accueillie par les responsables de la CNDH, notamment son président Paul Nsapu. Les discussions ont également porté sur les difficultés rencontrées par les défenseurs des droits humains de l'Est de la RDC.
Les représentants de la composante de la défense des droits humains de l'Est de la RDC ont souligné les raisons qui motivent la mise en place d'un cadre de concertation entre ces deux structures. Ils ont notamment évoqué l'implication de la CNDH dans les démarches pour leur prise en charge par le gouvernement et les organisations internationales disposant de fonds de protection.
Les défenseurs des droits humains de l'Est ont également présenté des propositions, notamment la création d'une Commission humanitaire au sein de la CNDH-RDC pour faire des états d'urgence des activistes. Ils ont également sollicité la mise en place d'une Commission justice et paix pour un accompagnement psycho-social des activistes qui souffrent à Kinshasa après avoir fui l'Est du pays.
Le président de la CNDH-RDC, Paul Nsapu, a expliqué que son institution a connu de nombreuses difficultés, notamment financières, qui ont empêché la mise en place d'un cadre d'échange permanent. Il a souligné que la CNDH a toujours besoin des organisations de la société civile pour mener à bien sa double mission de promotion et de protection des droits humains dans le pays.
Les défenseurs des droits humains de l'Est en déplacement à Kinshasa ont profité de l'occasion pour présenter à la CNDH leurs difficultés et formuler des propositions, notamment la prise en charge des activistes de la partie orientale qui sont en train de passer des moments de précarité à Kinshasa et dans plusieurs pays voisins.
La vice-présidente de la CNDH, Me Joëlle Mbamba, a invité les organisations de la société civile à préparer leurs dossiers pour les présenter à la Conférence nationale des droits humains. Les discussions entre la CNDH et les organisations de la société civile se poursuivent donc pour améliorer la protection des droits humains en RDC.
Key points
- La CNDH et les organisations de la société civile ont décidé d'établir un cadre de concertation permanent pour améliorer la collaboration et la protection des droits humains en RDC.