Dieudonné Minlama Mintogo, ancien candidat à la présidentielle de 2016 au Gabon, a récemment révélé trois décisions importantes qu'Omar Bongo Ondimba aurait prises avant son décès en 2009 dans l'affaire des "biens mal acquis". Selon Minlama Mintogo, ces décisions visaient à résoudre le problème des biens acquis illicitement et à en restituer une partie à l'État gabonais. Ces révélations ont été faites dans une communication présentée comme sa "part de vérité".
Les décisions en question, selon Minlama Mintogo, incluent l'acceptation de poursuivre l'enquête sur les biens mal acquis, la protection de Marc Ona Essangui, et la création d'une commission indépendante chargée d'identifier les biens en Europe et ailleurs. Minlama Mintogo affirme que la volonté d'Omar Bongo Ondimba était claire : restituer une bonne partie de ces biens à l'État gabonais. Cependant, le projet n'a pas été finalisé en raison de la maladie puis du décès de l'ancien président en juin 2009.
L'affaire des "biens mal acquis" est un sujet sensible au Gabon et a fait l'objet de plusieurs débats et discussions dans le pays. Les biens en question ont été acquis par des personnalités proches de l'ancien président Omar Bongo Ondimba et sont soupçonnés d'avoir été obtenus de manière illicite. La procédure judiciaire sur cette affaire se poursuit à Paris, en France.
Minlama Mintogo a présenté ces révélations comme sa "part de vérité", soulignant l'importance de résoudre ce problème pour le Gabon. Ses déclarations interviennent dans un contexte où le Gabon cherche à renforcer sa gouvernance et à lutter contre la corruption. Les autorités gabonaises ont pris des mesures pour améliorer la transparence et la responsabilité dans la gestion des affaires publiques.
La communication de Minlama Mintogo a également porté sur la nécessité de protéger les personnes impliquées dans la lutte contre la corruption, comme Marc Ona Essangui. Ce dernier a été un acteur clé dans la dénonciation des pratiques de corruption au Gabon et a reçu des menaces pour son activisme. La protection des lanceurs d'alerte est un enjeu important pour les autorités gabonaises.
Les réactions à ces révélations ont été diverses au Gabon. Certains ont salué la démarche de Minlama Mintogo, considérant qu'elle contribue à éclairer l'opinion publique sur une affaire importante. D'autres ont exprimé des réserves, estimant que les révélations de Minlama Mintogo pourraient avoir des implications politiques.
L'Union démocratique des bâtisseurs (UDB) a récemment appelé à ne pas déplacer le débat sur l'affaire des "biens mal acquis" et à se concentrer sur les faits. Le parti a souligné l'importance de résoudre ce problème pour renforcer la confiance des citoyens dans les institutions gabonaises. La ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a également porté la position du Gabon à la tribune de l'Organisation des Nations unies.
Key points
- Dieudonné Minlama Mintogo révèle des décisions d'Omar Bongo Ondimba sur les biens mal acquis.
- Les décisions visaient à résoudre le problème des biens acquis illicitement et à en restituer une partie à l'État gabonais.
- La procédure judiciaire sur l'affaire des "biens mal acquis" se poursuit à Paris, en France.