Un naufrage tragique est survenu au large de Djibouti dans la nuit du 8 au 9 octobre, impliquant une embarcation surchargée transportant 305 personnes, en majorité des Éthiopiens. Le bateau a chaviré près de Guhere, au nord d'Obock, à quelques dizaines de mètres des côtes djiboutiennes. Le bilan initial de 109 morts a été porté à 139 après la découverte de 30 corps supplémentaires.
Les autorités djiboutiennes poursuivent les recherches pour retrouver les personnes disparues, tandis que l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) prend en charge les rescapés. Plus de 80 personnes ont survécu, toutes de nationalité éthiopienne. L'OIM fournit des soins, un hébergement temporaire et une aide alimentaire aux survivants.
Cette route migratoire, connue sous le nom de "route de l'Est", est considérée comme l'une des plus dangereuses au monde. Malgré la reprise des combats au Yémen, des dizaines de milliers de migrants continuent d'emprunter cet itinéraire pour tenter de rejoindre les pays du Golfe. Entre le 1er janvier et le 1er octobre 2026, l'OIM a recensé environ 178 000 arrivées à Djibouti en provenance d'Éthiopie.
L'Union africaine a exprimé sa profonde tristesse face à cette tragédie. Le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a souligné l'urgence de s'attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière et de lutter contre les réseaux de passeurs et la traite des êtres humains.
La directrice générale de l'OIM, Amy Pope, a également appelé les gouvernements et les bailleurs de fonds à agir pour développer des voies de migration sûres et légales. Elle a estimé que ces morts ne pouvaient plus être considérées comme normales. En 2025, plus de 900 migrants sont morts ou portés disparus sur cet itinéraire, un bilan record selon l'OIM.
Un groupe d'environ 150 personnes à bord de l'embarcation naufragée avait déjà été refoulé du Yémen avant de tenter à nouveau la traversée. Les autorités djiboutiennes et l'OIM poursuivent leurs efforts pour secourir les survivants et identifier les causes de ce naufrage.
Les réactions à cette tragédie se multiplient. L'Union africaine et l'OIM appellent à une action urgente pour prévenir de telles tragédies à l'avenir. Les gouvernements et les organisations internationales sont invités à collaborer pour offrir des alternatives sûres et légales aux migrants.
Key points
- Au moins 139 migrants sont morts et 84 autres sont portés disparus après le naufrage d'une embarcation au large de Djibouti.
- L'OIM et les autorités djiboutiennes poursuivent les recherches et prennent en charge les survivants.
- L'Union africaine et l'OIM appellent à agir pour prévenir de telles tragédies à l'avenir.