Les élections terminées, les Marocains sont confrontés à une réalité quotidienne : les prix des produits de base augmentent. Selon le Haut-Commissariat au Plan, l'indice des prix à la consommation a diminué de 0,3% sur un an en août 2026, mais a augmenté de 0,8% sur un mois. Les prix alimentaires ont augmenté de 0,9% et les non alimentaires de 0,7%. Les poissons et fruits de mer ont grimpé de 2,8%, le groupe lait-fromage-œufs de 2,8%, les viandes de 2,2%, les légumes de 1%, et les carburants ont bondi de 9,8%.
La viande rouge, autrefois un aliment de base, est devenue une décision budgétaire pour de nombreux ménages. Les relevés du marché de gros de Casablanca du 23 septembre donnent la viande ovine entre 120 et 125 DH le kilo, et le bovin entre 76 et 108 DH/kg. Le consommateur final paie encore plus cher. Le HCP a enregistré en août une hausse mensuelle de 2,2% des prix des viandes. Les ménages s'adaptent en réduisant leurs achats ou en optant pour des alternatives moins chères.
Le poulet, qui devait être une alternative au viande rouge, est également devenu plus cher. Les œufs, longtemps parmi les aliments les plus accessibles, n'échappent plus aux fluctuations du panier. Le HCP relève une hausse de 2,8% en août pour l'ensemble « lait, fromage et œufs ». Les consommateurs doivent alors arbitrer entre les différents produits et réduire leurs achats.
Le poisson, qui est une tradition culinaire au Maroc, est également affecté par les prix. Le HCP a enregistré en août une hausse de 2,8% des poissons et fruits de mer sur un mois. La sardine, qui était naguère symbole du «manger bon et pas cher», doit composer avec les aléas de l’offre, de la saison, du transport et de la distribution.
Les légumes, qui restent un aliment de base, ont également augmenté de prix. En août, ils ont augmenté de 1% sur un mois selon le HCP. Les relevés du marché de gros de Casablanca du 23 septembre illustrent l’écart d’un produit à l’autre : la tomate se situait entre 2 et 5,50 DH/kg. Le carburant, qui est nécessaire pour le transport des produits, a également augmenté de 9,8% en août.
Le pouvoir d'achat des Marocains est affecté par ces hausses de prix. Le véritable indicateur n'est pas celui du kilo de viande, c'est le nombre de kilos que permet d'acheter un revenu donné. Les ménages doivent arbitrer entre les différents produits et dépenses incompressibles.
Les Marocains demandent surtout que leur salaire arrive avant le panier. Le citoyen ordinaire dispose d’un indicateur d’une simplicité redoutable : il sait combien il avait dans sa poche lundi, et combien il lui reste samedi. Le reste est affaire de statistiques, de discours et de tableaux.
Key points
- Les prix des produits de base augmentent au Maroc malgré une baisse de l'inflation.
- Les ménages marocains doivent arbitrer entre les différents produits et réduire leurs achats.
- Le pouvoir d'achat des Marocains est affecté par les hausses de prix.