Le président chinois Xi Jinping a effectué une visite aux États-Unis le 24 septembre 2026, au cours de laquelle il a prononcé un discours à la Maison Blanche. La journaliste Shanhui Zhang, présentatrice à la télévision publique chinoise CGTN, a analysé ce discours et a souligné qu'il s'agissait d'un exercice codé. Selon elle, Xi Jinping a dit trois choses importantes : le ton, la méthode et les gestes.

Concernant le ton, Xi Jinping a commencé par féliciter les Américains pour le 250e anniversaire de leur indépendance et a rappelé que les deux pays avaient combattu ensemble le fascisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a déclaré qu'il venait "pour transmettre l'amitié, élargir la coopération et servir le bien-être des deux peuples". Shanhui Zhang estime que ce n'est pas le vocabulaire d'une puissance qui vient négocier en position de force, mais plutôt celui d'une puissance qui veut installer la relation dans la durée.

La méthode proposée par Xi Jinping se base sur trois verbes : communiquer, coopérer et coexister. Sur la communication, il a appelé à des échanges réguliers entre les différents ministères et même entre les organes législatifs des deux pays, ce qui est nouveau. Sur la coopération, il a proposé une formule simple : "allonger la liste des coopérations, raccourcir la liste des problèmes". Il a cité des dossiers concrets tels que l'intelligence artificielle, la lutte contre la drogue et les vols directs.

Selon Shanhui Zhang, Xi Jinping a également insisté sur la coexistence, en assumant la compétition mais en la définissant comme une course où chacun cherche à dépasser l'autre, pas un combat de gladiateurs où l'un doit perdre. Il a ajouté que le piège de Thucydide "peut être franchi", autrement dit, la rivalité n'est pas une fatalité. Les deux pays ont également annoncé des gestes concrets, tels que l'invitation de 100 000 jeunes Américains en Chine sur cinq ans et l'arrivée de deux pandas en Atlantique.

Le discours de Xi Jinping n'a pas réglé les problèmes spécifiques tels que les puces et les terres rares, mais il a fixé le cadre dans lequel ces dossiers seront traités : un dialogue permanent, une compétition bornée, une ligne rouge, ne jamais glisser vers la confrontation. Selon Shanhui Zhang, la coopération sino-américaine ne résoudra pas tous les problèmes du monde, mais sans elle, beaucoup de problèmes ne se résoudront pas.

La visite de Xi Jinping a également été l'occasion pour les deux pays de rappeler leur relation historique et leur volonté de renforcer leur coopération. Les États-Unis et la Chine ont une relation complexe et multifacette, qui couvre des domaines tels que la politique, l'économie, la sécurité et la culture. Les deux pays ont également des intérêts communs, tels que la lutte contre le terrorisme et la prolifération nucléaire.

Enfin, la visite de Xi Jinping a été suivie par une attention particulière de la part de la communauté internationale, qui suit de près les évolutions de la relation entre les deux superpuissances. Les capitales européennes, en particulier, suivent avec intérêt les développements de cette relation, qui peut avoir des implications importantes pour la stabilité et la sécurité mondiales.

Key points

  • La journaliste Shanhui Zhang analyse le discours du président Xi Jinping à la Maison Blanche
  • Xi Jinping propose une méthode de coopération basée sur trois verbes : communiquer, coopérer et coexister
  • La visite de Xi Jinping a fixé le cadre de la coopération entre les États-Unis et la Chine

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.