Les agressions contre les trains, métros et autobus en Tunisie ont entraîné des dommages matériels estimés à environ 4 millions de dinars pour la période 2025-2026. C'est ce qu'a déclaré le ministre des Transports, Rachid Amri, lors d'une rencontre à Ben Arous. Ces agressions ont également touché 362 personnes, notamment parmi les conducteurs et les agents du secteur.

Selon Rachid Amri, ces dommages ont concerné plusieurs moyens de transport collectif, mais il n'a pas précisé la répartition détaillée entre les opérateurs ou les deux années concernées. Il a souligné que ces dépenses auraient pu financer d'autres réalisations dans le secteur. Le coût des vitrages ferroviaires est un exemple de ces charges, avec un remplacement de vitres de trains brisées par des jets de pierres durant l'année 2025 évalué à environ 162 000 dinars.

Le ministre a précisé que l'estimation de 4 millions de dinars ne comprend pas les autres formes de pertes liées aux agressions. Il a également insisté sur les conséquences des agressions pour les usagers, qui peuvent être pénalisés par des retards ou des immobilisations de véhicules. Un véhicule retardé ou immobilisé peut empêcher un voyageur de rejoindre son travail, d'accomplir une démarche ou de se rendre à un rendez-vous médical.

Les perturbations pénalisent également les personnes qui doivent rejoindre un hôpital, parfois depuis les régions intérieures. Selon Rachid Amri, le préjudice subi par les citoyens dépasse ainsi le seul montant des dégradations matérielles. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) avait souligné les risques des jets de pierres pour les passagers et les agents lors de sa campagne de sensibilisation organisée à Hammam-Lif.

Les lignes de la banlieue sud de Tunis accueillent plus de 21 millions de voyageurs par an, selon les données présentées à cette occasion. Le ministre a défendu une démarche collective pour protéger les transports publics, appelant les familles, les établissements scolaires, les lieux de culte, les médias et la société civile à participer à la prévention.

L'initiative vise à protéger les véhicules et les personnels, tout en réduisant les perturbations supportées quotidiennement par les voyageurs. L'encadrement des jeunes et l'implication des parents figurent parmi les moyens mis en avant pour limiter ces comportements. Le ministre a présenté ce bilan samedi 31 octobre à Ben Arous.

Les agressions contre les transports publics en Tunisie sont un problème récurrent qui nécessite une action collective pour être résolu. Les autorités tunisiennes doivent prendre des mesures pour protéger les transports publics et les personnes qui les utilisent. Trois points clés ressortent de cette situation : les agressions contre les transports publics ont des conséquences financières importantes ; elles affectent également les usagers et les personnels ; et une démarche collective est nécessaire pour prévenir ces agressions.

Key points

  • Les agressions contre les transports publics en Tunisie ont occasionné 4 millions de dinars de dommages matériels en 2025-2026.
  • 362 personnes ont été touchées par les agressions contre les transports publics en Tunisie en 2025-2026.
  • Une démarche collective est nécessaire pour protéger les transports publics et prévenir les agressions.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.