Le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat de la Guinée, en collaboration avec l’ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone, a organisé un panel intergénérationnel à Conakry. Le thème de la rencontre était « Le retour des ancêtres : Mémoire, Dignité, Transmission ». Cette rencontre a eu lieu en présence de Son Excellence Jean-Luc Martinez, ancien directeur du musée du Louvre et ambassadeur de France chargé de la coopération internationale dans le domaine du patrimoine.
Le panel a réuni des institutions, des chercheurs et des acteurs guinéens engagés dans la préservation et la valorisation du patrimoine. L'objectif était de formuler des recommandations pour faciliter la restitution à la Guinée, par la France, des restes humains d’ancêtres guinéens et de leurs biens culturels. Les patrimoines réclamés concernent notamment les biens de l’Almamy Samory Touré, dont son Coran et ses manuscrits, ainsi que les restes humains de l’Almamy Bocar Biro et de ses compagnons.
Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a déclaré que la Guinée avait formulé deux demandes officielles de restitution à la République française. La première concerne les biens de l’Almamy Samory Touré, et la seconde concerne les restes humains de l’Almamy Bocar Biro et de ses compagnons. Il a souligné que ces demandes ne sont pas des dossiers administratifs, mais un pan vital de la patrimoine national.
Moussa Moïse Sylla a rappelé que la Guinée attend désormais l’établissement d’un calendrier pour l’aboutissement des deux demandes de restitution. Il a souligné que la République de Guinée souhaite un calendrier clair et précis, et qu'elle ne veut pas d’un processus qui s’enlise dans les méandres de la bureaucratie. Le ministre a affirmé que ces demandes ne s’inscrivent pas dans une logique de confrontation, mais dans une dynamique de co-construction, de justice historique et de réhabilitation respectueuse de leurs ancêtres.
Son Excellence Jean-Luc Martinez a affirmé que la France souhaitait accompagner la démarche guinéenne. Il a déclaré que la France allait respecter ses engagements, et que des avancées concrètes avaient déjà eu lieu. Il a souligné que les dossiers guinéens, formalisés à travers les demandes reçues en juillet 2026, sont actuellement en cours d’instruction.
Jean-Luc Martinez a indiqué qu'il était à Conakry pour écouter les attentes et les émotions des Guinéens. Il a souligné que ces questions doivent s’incarner pour respecter l'histoire commune et pour la jeunesse. Il a affirmé qu'il était là pour accompagner la Guinée dans ce processus, et qu'il repartait d’ici avec un message d’espoir.
Les deux parties ont exprimé leur volonté de poursuivre ce dialogue et de travailler ensemble pour aboutir à la restitution des restes humains et des biens culturels. Cette démarche est considérée comme une étape importante pour la réconciliation et la construction d'une relation plus apaisée entre la Guinée et la France.
Key points
- La Guinée et la France engagent un dialogue sur le retour des restes humains et des biens culturels.
- Deux demandes officielles de restitution ont été formulées par la Guinée.
- La France a exprimé sa volonté d'accompagner la démarche guinéenne.