L'écrivain algérien Yasmina Khadra a récemment accordé une interview à TSA en marge de la 29ᵉ édition du Salon international d’Alger (SILA 2026). Il y a présenté son nouveau roman, "Le prieur de Bethléem", publié aux éditions Casbah. Dans cette interview, il a abordé la tragédie que vit le peuple palestinien, ainsi que la montée de l'extrême droite en France et son boycott dans ce pays.
Yasmina Khadra a décrit la situation en Palestine occupée comme "abominable" et "inacceptable". Il a souligné que le drame palestinien est une déshumanisation qui pousse à se demander comment préserver son humanité face à la violence omniprésente. Selon lui, ce n'est pas la violence qui déshumanise, mais le fanatisme, qui rend impossible l'accès à la raison et à la compassion.
L'écrivain a également évoqué son boycott en France, affirmant qu'il est exclu par toutes les institutions et les jurys littéraires depuis 2008. Il a souligné que malgré cela, il compte six millions de lecteurs en France, ce qui prouve que le pays n'est pas raciste dans son ensemble. Yasmina Khadra a cependant critiqué l'extrême droite en France, la qualifiant de "mouvement dévastateur" qui menace la société.
Yasmina Khadra a prodigué des conseils aux jeunes écrivains algériens qui émergent, les encourageant à s'accrocher à leur vocation malgré les difficultés et les rejets qu'ils peuvent rencontrer. Il les a invités à continuer à écrire sans attendre de reconnaissance ou de soutien de la part des autres. Selon lui, l'écriture est un acte qui nécessite de la passion et de la persévérance.
L'écrivain a également abordé la question de l'algérophobie en France, affirmant qu'elle n'existe pas. Il a imputé la paranoïa qui entoure les Algériens en France à des médias à la solde de certains lobbies et réseaux. Yasmina Khadra a exprimé son espoir que les Français soient conscients du danger que représentent les mouvements extrémistes et racistes.
Yasmina Khadra a indiqué qu'il vit principalement en Algérie, où il passe 8 à 9 mois de l'année. Il se rend en France uniquement pour la sortie de nouveaux livres ou pour des tournées. Malgré la montée de l'extrême droite en France, il a affirmé ne pas craindre pour sa sécurité, soulignant que la jeunesse française est majoritairement hostile à ces dérives.
Enfin, Yasmina Khadra a réitéré son engagement à mobiliser les Français contre la mouvance extrémiste qui menace la France. Il a souligné que l'extrême droite n'a pas de projet de société et que ses représentants sont fascinés par leur propre violence, ce qui les rend dangereux.
Key points
- Yasmina Khadra dénonce la tragédie palestinienne et l'extrême droite en France.
- L'écrivain affirme être boycotté en France depuis 2008.
- Yasmina Khadra encourage les jeunes écrivains algériens à persévérer dans leur vocation.