Le professeur Djibril Seck, spécialiste en biomécanique et physiologie de la performance, a appelé mercredi à Dakar à inscrire les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 dans une réflexion globale dépassant le volet sportif. Il souhaite que l'événement, qui se tiendra du 31 octobre au 13 novembre au Sénégal, laisse un héritage durable dans les domaines scientifique, éducatif, culturel et social. Selon lui, cela nécessite de mettre en cohérence les différentes recherches et contributions consacrées à la jeunesse et au sport.
M. Seck intervenait lors d'une conférence publique sur le thème "Sport, éducation, jeunesse et loisirs, regards croisés sur les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026" à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). La rencontre, organisée par l'Institut national supérieur de l'éducation populaire et du sport (INSEPS) et l'Unité de formation et de recherche en Sciences de l'éducation, de la formation et du sport de Saint-Louis (UFR SEFS), a réuni des chercheurs, enseignants-chercheurs et acteurs de la société civile de plusieurs pays.
Le professeur Seck a souligné l'importance de la dimension multidisciplinaire des sciences et techniques des activités physiques et sportives. Selon lui, ces disciplines s'appuient sur plusieurs ressources, notamment la biomécanique, la physiologie, la psychologie et les sciences sociales. Il a également insisté sur la nécessité de valoriser les recherches et de renforcer les réseaux entre universitaires, institutions de formation et acteurs du sport.
Les JOJ 2026 constituent, selon M. Seck, une opportunité de produire et de partager des connaissances susceptibles d'alimenter les politiques publiques en faveur de la jeunesse. Il a appelé à préserver et transmettre le patrimoine culturel en invitant les nouvelles générations à "réinventer le monde" tout en valorisant les langues, pratiques et expressions culturelles locales.
La conférence s'inscrit dans le cadre des réflexions scientifiques et universitaires accompagnant la préparation des JOJ Dakar 2026, qui se tiennent pour la première fois en Afrique. Les débats ont permis d'aborder les préparatifs des Jeux, leur déroulement et l'après JOJ. Les participants ont également discuté des moyens de mettre en cohérence les différentes recherches et contributions consacrées à la jeunesse et au sport.
Selon le professeur Seck, la mise en place d'une feuille de route, d'un tableau de bord et d'indicateurs est nécessaire pour évaluer l'impact des JOJ 2026. Il a également souligné l'importance de la coopération entre les différents acteurs, notamment les universitaires, les institutions de formation et les acteurs du sport.
La conférence a réuni environ 200 participants, venus du Sénégal, de France, du Maroc, du Togo, du Gabon, du Bénin et de la Côte d'Ivoire. Les débats ont été riches et ont permis de mettre en évidence les enjeux et les opportunités liés à l'organisation des JOJ 2026 au Sénégal.
Key points
- Le professeur Djibril Seck appelle à construire un héritage durable pour les JOJ 2026.
- La conférence a réuni des chercheurs et acteurs de la société civile de plusieurs pays.
- Les JOJ 2026 se tiendront du 31 octobre au 13 novembre au Sénégal.