Un jeune homme identifié sous les initiales K.G. a comparu lundi 2 novembre 2026 devant la chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à Cotonou. Il est accusé d'avoir diffusé à plusieurs reprises des contenus annonçant la mort de l'ancien président de la République, Patrice Talon, sur TikTok. Les publications, qui comprenaient des photographies de l'ancien chef de l'État accompagnées d'émojis évoquant la mort et de chansons funèbres, auraient laissé croire au décès de Patrice Talon.

Selon les éléments présentés à l'audience, le prévenu aurait publié ces contenus sur plusieurs jours. Le ministère public a estimé que ces agissements constituaient du harcèlement par le biais d'un système électronique, en violation de l'article 550 du Code du numérique en République du Bénin. Le jeune homme est donc poursuivi pour harcèlement par le biais d'une communication électronique.

Le premier substitut du procureur spécial a requis 24 mois de prison, dont 12 mois ferme, ainsi qu'une amende de 500 000 FCFA contre le prévenu. La chambre correctionnelle de la CRIET a mis l'affaire en délibéré et le verdict est attendu le 21 décembre 2026. Les avocats du prévenu n'ont pas encore réagi à cette affaire.

Cette affaire intervient dans un contexte où la justice béninoise est de plus en plus active dans la lutte contre la diffusion de fausses informations. Plusieurs affaires similaires ont été traitées ces derniers mois, notamment celle d'un jeune homme qui avait créé un faux profil de l'ex-Première dame Claudine Talon sur les réseaux sociaux.

Le Bénin a mis en place des lois pour lutter contre la cybercriminalité et la diffusion de fausses informations. L'article 550 du Code du numérique prévoit des sanctions pour les personnes qui se rendent coupables de harcèlement par le biais d'un système électronique. Les autorités béninoises ont à plusieurs reprises appelé à la vigilance face à la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux.

L'affaire de K.G. a suscité un intérêt certain au sein de l'opinion publique béninoise. Les citoyens béninois sont de plus en plus préoccupés par la question de la sécurité sur les réseaux sociaux et de la lutte contre la diffusion de fausses informations.

La CRIET a été créée en 2016 pour lutter contre les infractions économiques et le terrorisme. Elle est chargée de traiter les affaires de cybercriminalité, de contrefaçon et de blanchiment de capitaux. La Cour a déjà traité plusieurs affaires importantes ces dernières années, notamment des affaires de fraude fiscale et de corruption.

Key points

  • Le jeune homme risque 12 mois de prison ferme pour avoir annoncé la mort de l'ex-président Talon sur TikTok.
  • La chambre correctionnelle de la CRIET a mis l'affaire en délibéré et le verdict est attendu le 21 décembre 2026.
  • Le Bénin a mis en place des lois pour lutter contre la cybercriminalité et la diffusion de fausses informations.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.