Les dépenses de l’État tunisien au titre des transferts sociaux destinés aux programmes sociaux ont atteint 2221 millions de dinars au cours du premier semestre 2026. Cela représente une hausse de 24,1 % par rapport à la même période de 2025, selon les données du ministère des Finances. Ces dépenses visent à améliorer la redistribution des revenus, à lutter contre la pauvreté et à soutenir les programmes de solidarité nationale et de logement social.
Les données du ministère des Finances révèlent que ces dépenses représentent un taux de réalisation d’environ 47,6 % de l’ensemble des crédits inscrits dans la loi de finances pour l’année 2026. Les transferts sociaux s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la dimension sociale des politiques publiques et de la consolidation des fondements de l’État social. Ils couvrent également le financement des bourses universitaires, des aides scolaires et universitaires.
Les programmes de transferts sociaux contribuent à promouvoir l’égalité des chances, à améliorer les conditions de vie des catégories vulnérables, à favoriser l’inclusion sociale et à renforcer le capital humain. Le ministère des Finances souligne que la politique de dépenses de l’État vise à affecter les ressources disponibles avec efficience et efficacité, de manière à concilier les exigences de la stabilité financière, le soutien à la croissance économique et le renforcement du rôle social de l’État.
Le département des Finances ajoute que cette orientation repose sur la poursuite de la rationalisation des dépenses publiques, l’amélioration de leur rendement et l’affectation des crédits aux programmes et projets prioritaires. Il s’agit également de renforcer la capacité du budget à faire face aux chocs extérieurs et intérieurs, tout en garantissant la pérennité des interventions sociales destinées aux catégories vulnérables et à revenu limité.
Le président de la République a souligné à plusieurs reprises la nécessité de restaurer le rôle social de l’État et de consacrer les principes de justice et d’équité. Il a estimé que la réalisation d’une croissance économique réelle passe par la justice sociale et a appelé à accorder la priorité à la dimension sociale dans la politique financière de l’État.
Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit de poursuivre le renforcement du rôle social de l’État, en accordant une place prioritaire à la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique. Il vise également à appuyer l’investissement public et privé et la stimulation de la création de richesses, dans le cadre de la mise en œuvre du plan de développement 2026-2030.
Face aux défis posés par la volatilité des prix de l’énergie et des matières premières, l’État poursuit ses efforts de mobilisation des ressources, d’amélioration du recouvrement des recettes et de renforcement des contrôles pour dégager les financements nécessaires aux interventions sociales et aux projets de développement.
Key points
- Les dépenses de l’État tunisien pour les transferts sociaux ont augmenté de 24,1% au premier semestre 2026.
- Les transferts sociaux visent à améliorer la redistribution des revenus, à lutter contre la pauvreté et à soutenir les programmes de solidarité nationale et de logement social.
- Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit de poursuivre le renforcement du rôle social de l’État.